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LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.

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MessageSujet: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Sam 28 Nov 2015 - 1:51
#LIAR // If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.
En ce moment, j'ai l'impression de passer tout mon temps avec le roux. Que ça soit au taf ou en dehors, le mec il peuple ma vie à lui tout seul, quoi. Et… Je pourrais même pas m'en plaindre en fait. J'sais pas, j'ai l'impression d'être un peu moins déprimé. Je me sens moins seul, c'est logique. Probablement que j'étais pas tant fait que ça pour moisir tout seul dans mon coin. Bon, j'suis toujours aussi irritable et peu jovial mais ça, ça fait partie de moi, on y peut rien.
Je râle, je râle mais au fond j'apprécie les moments que je passe avec Liam. Sa gueule de rouquin, c'est un peu la meilleure compagnie que je peux avoir. Je sais pas trop quel sort il m'a lancé mais c'est puissant. J'ai souvent l'impression d'être juste faible face à lui, même si bien sûr, je fais tout pour ne pas lui montrer. Ben ouais, manquerait plus que ça, tiens.

Preuve supplémentaire de ma putain de faiblesse : là je voulais rester chez moi, jouer mon vieil ermite alcoolique tout seul dans ma baraque pour pas changer, mais le fils Broderick m'a convaincu qu'il serait bien de sortir un peu de chez moi, m'aérer l'esprit ailleurs que dans ce foutu club que je déteste. Reprendre l'entraînement, chasser, revenir aux bases. Ouais, parce qu'à la base je suis pas un putain de videur dans un club de tapettes. A la base, je suis un chasseur, j'ai été élevé comme tel, c'est un peu dans mes gênes dira-t-on. Mais ça fait un bail que j'ai en quelque sorte laissé tombé tout ça. Pas le temps, pas l'envie. Ça me changera un peu de mon quotidien de m'y remettre ne serait-ce qu'une fois. Puis voilà, je serai pas tout seul, ça aide. Parce que partir tout seul c'est déjà moyennement prudent puis en plus c'est hyper chiant… Quand il se passe que dalle et qu'on fait que se déplacer, c'est carrément emmerdant en fait.

Bref. J'ai attendu que Liam vienne me chercher puis on est partis tous les deux, en forêt, histoire de faire les choses bien. C'était plutôt silencieux entre nous, là. C'est pas gênant en fait. Je crois qu'entre nous, y'a pas toujours besoin de mots… Je le sens comme ça, sa présence se suffit d'elle-même, pas besoin de fioritures et de blabla inutiles juste pour meubler. Et puis il a du capter que je suis pas le mec le plus doué du monde dans les discussions, ça aide. La conversation ça a jamais été mon truc préféré, il me connaît depuis assez longtemps pour l'avoir compris. Et puis dernièrement on a un peu plus appris à se connaître, ce qui fait pas de mal. J'ai appris à l'apprécier de plus en plus. Genre, moi je suis capable d'apprécier vraiment quelqu'un quoi. Je pensais pas ça possible.

On marchait depuis bien une heure, voire une heure et demi, il commençait à faire noir et il se passait que dalle. Pas un bruit si ce n'est celui de nos pas. Je regarde le rouquin, je lui donne un petit coup de coude dans le bras. Pourquoi ? Juste comme ça. Une envie de contact. Et parce que bah… On s'fait chier, non ?

J'ai dit : « J'ai l'impression que ça fait des années que je suis pas venu là. »

Sérieux ouais. Puis j'ai l'impression que j'ai du perdre de l'endurance aussi à force de rien foutre pour m'entretenir. Par chance, je suis pas devenu une boule obèse – j'ai pas les moyens – mais sérieux, j'ai du me ramollir, ça doit faire pitié. M'enfin, ça va sûrement revenir petit à petit si on s'y tient. Mais en attendant, les rumeurs sur des créatures surnaturelles ici en ce moment, ça doit être des conneries, y'en a qui ont du grave halluciner. Je suis de plus en plus perplexe et pourtant, je continue de suivre le rouquin tandis qu'on s'enfonce dans les bois. Puis je me stoppe, je fronce les sourcils.

« J'crois que j'ai entendu un truc. Pas toi ? »
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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mar 8 Déc 2015 - 12:47

Oskar & Liam
If I had common sense I'd cut myself or curl up and die
Depuis quelque temps, je suis souvent chez le Makarov, même si la plupart du temps j’essaie de me débrouiller pour le faire sortir de chez lui. Non, parce qu’il ne peut pas rester enfermer chez lui indéfiniment. Il ne sort que pour travailler et je sais très bien à quel point il déteste cette endroit. Alors ça ne doit pas vraiment l’aider à se détendre. Carrément pas même. Alors j’essaie de le faire sortir de son trou le plus souvent possible. Il râle la plupart du temps… tout le temps même, mais il finit toujours par céder pour mon plus grand plaisir.

Cette fois-ci, je voulais le faire renouer avec quelque chose qui faisait partie de lui et qui l’aiderait certainement à ce détendre : la chasse. J’ai beau trouver que mon paternel est un con, j’ai toujours adoré la chasse, ça permet de faire son plein d'adrénaline et surtout de ne pas s'encroûter sur son canapé. Bon, okay, pour ça y a aussi le footing, mais c’est une autre histoire. La chasse c’est différent et c’est une chose qu’Oskar et moi on partage depuis toujours. Puis de ce que je peux savoir sur lui, je sais que ça fait un moment qu’il n’a pas eu l’occasion de pratiquer. Il paraît que c’est comme le vélo, que ça ne s’oublie pas, mais il ne faut peut-être pas abusé non plus. Il a beau avoir l’air d’une armoire à glace, s’il ne s'entraîne pas un peu il risque de rapidement perdre toute crédibilité. Ce n’est pas une partie d’échec, pour le coup la forme physique compte. S’il doit se mettre à courir en pleine forêt il risque de trop vite s’étouffer et ça risque d’être problématique.

Puis quoiqu’il arrive, il faut qu’il bouge son cul. Alors je suis allé le chercher après avoir entendu cette histoire qu’une bestiole courrait dans la forêt. Ça lui fera un entraînement. Une fois dans la forêt, on crapahute un moment. Tout est bien trop calme. Beaucoup trop à mon goût. Moi qui m’attendait à un peu d’action, j’ai bien l’impression que ce ne sera pas pour aujourd’hui. Ça ne doit pas être mon jour de chance. Tant pis, se sera pour une prochaine fois, puis au moins j’aurais réussi à faire sortir Oskar de son trou. C’est déjà une bonne chose. Le jour commence à baisser. Il fait noir, avec un peu de chance, il va y avoir du mouvement maintenant que le soleil se couche. Enfin, c’est ce que j’espère. Qu’on ne soit pas venu ici pour rien.

« Ça doit te changer de ton canapé, c’est clair. ≫ je lui souris

Il ne doit plus vraiment avoir l’habitude de crapahuter pendant des heures sur un terrain comme celui-là. Sur un terrain tout court d’ailleurs. Il s’encroûte le Makarov. Faut vraiment que je prenne sa remise en forme en main, parce qu’un chasseur qui se laisse aller c’est triste. J’ai beau ne pas aimer ce que mon père est, j’aime la chasse et je ne supporterai pas d’arrêter ne serait-ce que les entraînements. C’est peut-être une simple passion pour le sport. J’en sais trop rien, mais j’ai bien l’intention de transmettre ça à Oskar.

Je m’arrête quand je l’entend s’arrêter aussi. L’espace d’un instant, je me demande s’il s’arrête parce qu’il est fatigué - c’est qu’il n’a plus l’habitude - ou parce qu’il a repéré quelque chose. C’est lui qui me file la réponse à peine quelques secondes plus tard. Apparemment il a entendu quelque chose. Je tend l’oreille, mais n’entend rien du tout.

« T’as des hallucinations mon gars. ≫

Finalement, je me tourne vers lui pour pouvoir me moquer ouvertement de sa poire. Son ouïe défaille. Il faut vraiment qu’il se remettre à fond dans les entraînements s’il ne veut pas tout perdre. C’est un Makarov, il ne peut pas devenir un vieux papi, pas maintenant. Je me fige presque aussitôt quand j’ai l’impression que quelque chose craque derrière moi. Peut-être qu’il n’avait pas tord.

« Y a quelque chose là-bas ≫


Je fais volte face et porte ma main sur l’arme à ma taille, on ne sait jamais, la nuit est bel et bien tombé maintenant et les bestioles qu’on chasse ne sont pas vraiment connu pour prévenir avant d’attaquer. Mieux vaux être prudent.

« Reste sur tes gardes ≫


716 mots

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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Jeu 10 Déc 2015 - 4:17
#LIAR // If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.
C'est clair que ça me change de mon canapé, cette sortie en forêt. Ça fait pas de mal, je préfère ce genre de sortie à certaines autres auxquelles le rouquin m'a traîné, faut dire ce qui est. Cela dit, les minutes passant, je me dis de plus en plus que les on-dit dont on a eu vent ne sont que des conneries. Enfin… C'est ce que je me disais jusqu'à ce que j'entende un bruit que Liam n'a pas entendu. Il a même été me sortir que c'était juste une hallucination. Pourtant je suis sûr que non. J'me concentre, j'essaye d'écouter encore, voir si ça vient de nous, du vent qui secoue les feuillages, ou si c'est bel et bien quelque chose qui est en train de nous épier ou je ne sais quoi encore. Le mec, il se foutait carrément de ma gueule, je le voyais à l'expression de son visage, pour ce que je pouvais la distinguer. Mais au final, il a bien capté que j'avais raison. Bien sûr. Je ne suis pas encore totalement fou quand même. Pas de là à m'inventer des bruits en tout cas.
Ça vient de quelque part devant nous. Le fils Broderick me suggère de rester sur mes gardes, comme si j'étais encore un moment qu'est pas foutu d'y penser par lui-même. Sérieux. Je suis peut-être un peu rouillé, mais je ne suis pas non plus un débutant, il faut pas abuser.

J'ai marmonné : « Ben tiens, j'y aurais jamais pensé, tu vois ? »

Je sors un peu d'ironie, parce que je peux quand même pas m'en empêcher. En attendant, je me demande encore ce qu'on a pu entendre. Une créature, d'autres chasseurs sur le coup, un abruti de lycéen – ou pas – qui croit que c'est la bonne période pour se balader en forêt la nuit ? Faut s'attendre à tout par ici. Aux situations les plus probables comme les plus improbables, j'te jure. Beacon Hills, c'est un peu la ville où se concentrent les trucs chelou.

Je plisse les paupières comme si ça allait m'aider à mieux voir.
Je me mets en apnée comme si ça allait m'aider à mieux entendre.
Des craquements, encore. Je retire mon arme de son étui parce que je me dis que ça accélère, ce qui veut dire que ça pue comme situation. Un instant, je me tiens à côté de Liam et tout va à peu près bien si ce n'est un certain stress du fait d'avoir un truc dont on ne sait encore rien qui nous tourne en quelque sorte autour… Un instant plus tard, je me vois projeté en arrière, une douleur sans nom me prenant au niveau de la clavicule. Je suis propulsé au sol quand un deuxième point douloureux se déclare. Mon ventre, la douleur lancinante. Je ne sais même pas ce qui m'arrive. Sur le coup j'ai pas pu m'empêcher de gueuler. De surprise, de mal. Putain. Sa mère la p…

Faut pas croire que je suis un mec douillet, je suis même plutôt le contraire en temps normal, mais là c'est la merde putain. Je pense même pas à chercher à en savoir plus, une balle ? Une flèche ? Des griffes ? Des crocs ? J'en ai rien à foutre. Je ne sens aucun poids sur moi, ce qui me pousse à me dire que rien ne m'a bondit dessus. Ou alors, qu'elle est passée au prochain.

« Liam, putain. »

L'adrénaline me pousse à me relever. J'suis crasseux la terre et la feuilles s'accrochent à mes fringues, mon ventre me brûle sa mère, putain, ça fait plus mal que de se prendre un coup de pied dans les couilles, mais tout ce que à quoi je pense c'est à rester debout, à voir si Liam va bien. Sauf que je le vois même pas. Je sais pas si c'est le choc ou je ne sais trop quoi mais je suis désorienté, totalement.

« Hey ! Brod... »

Pas le temps d'interpeller le rouquin que cette fois-ci, je sens parfaitement du poids s'écraser sur moi. Je grogne, ça grogne, mon dos retrouve le presque douillet lit de feuilles mortes. Et bien sûr, comme si j'étais en gros débutant, mon arme m'a échappé, je n'ai plus que mes poings pour me sauver. Mais j'ai bien l'impression que ça ne va jamais suffire.
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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mer 13 Jan 2016 - 3:17

Oskar & Liam
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Parfois, je me dis qu’Oskar doit rêver que je sorte de nouveau de sa vie. Non, parce que depuis qu’on s’est retrouvé au club, je bouscule toutes ses vieilles habitudes et j’avoue y prendre un malin plaisir. Il a bien besoin de se bouger un peu. J’ai l’impression qu’il stagne grave depuis quelques années et ce n’est pas bon pour lui. Il va finir par prendre racine si je le laisse squatter son canapé trop longtemps. Puis voir un peu de monde ça ne peut pas lui faire de mal. Je n’ai rien trouvé de mieux que de lui proposer une petite partie de cache-cache dans les bois pour le faire sortir de chez lui. C’est toujours plus efficace que de lui proposer de sortir dans un bar. Je me serais pris un vent à coup sûr, il faut savoir s’adapter. Voilà comment on s’est retrouvé à la tombée de la nuit en plein milieu de la foret de Beacon Hills. Rien de plus normal. Je me moque un peu de lui, parce que je le sens traîner derrière. Son dernier entraînement ne doit pas dater d’hier. J’ai bien l’intention de changer ça, à partir de maintenant il va se remettre au sport avec moi, ça le fera peut-être moins râler le russe. C’est beau de rêver, non ? Même si au fond je sais très bien que c’est un rêve, Oskar qui ne râle plus ça ne serait plus la même personne. Ça fait partie intégrante de sa personnalité, ça doit certainement être le point principal d’ailleurs.

Sauf que les choses ne se passent jamais normalement avec moi. Je ne sais pas ce que j’ai du faire dans une autre vie pour me coltiner un karma pareil. J’ai au moins dû égorger des chatons ou quelque chose d’aussi horrible que ça. Oskar m'arrête, il a cru entendre quelque chose. Au début, je n’y crois pas vraiment. Après tout, ce n’est pas comme si ça faisait bien trois plombes qu’on crapahutait ici sans pour autant trouver quoique ce soit. Il n’y a pas de raison pour que ça change soudainement, mais je suis bien forcé de reconnaître que moi aussi j’ai entendu quelque chose. Une forme qui bouge un peu plus loin, des branches qui craque. J’ai a peine le temps de rappeler au Makarov de surveiller ses arrières que tout bascule. Encore une fois, mais pas dans le bon sens cette fois-ci. Pas comme la dernière fois dans son salon. Sans vraiment m’en apercevoir mes doigts se sont déjà resserré contre le couteau de combat attaché à ma taille. J’ai toujours préféré les armes blanches aux armes à feu. Mon père m’a souvent dit que c’était de la folie quand j’étais plus jeune, parce qu’à la différence d’un fusil ou d’un baréta c’est qu’avec mon couteau, je suis obligé de m’approcher pour attaquer, mais c’est ce que j’aime. À vaincre sans péril on triomphe sans gloire à ce qu’il paraît. Puis ça m’a permit de développer une rapidité impressionnante au combat. La moindre des choses si je ne veux pas me faire arracher la gorge le premier combat venu. Se serait dommage quand même. Je n’ai le temps de rien dire d’autre que quelque chose fuse à ma droite, une ombre qui s’abat sur Oskar sans que je ne puisse y faire quoique ce soit.

« Oskar qu’est-ce que tu fous ? »

La question est con, j’avoue, mais sur le coup il fallait que je la pose. Bien entendu, la nuit est bel et bien tombée et il est plutôt difficile de se repérer dans le noir. Je fouille dans la sacoche attaché à mon épaule à la recherche d’une lampe torche pour pouvoir s’y retrouver, mais bien entendu impossible de remettre la main dessus. Forcément, sinon ce n’est pas drôle. Je peux déjà sentir mon coeur battre plus vite dans ma poitrine, mon sang affluer plus rapidement dans mes veines. Ça a au moins l’avantage d'affûter mes sens. Ça bouge de nouveau et je peux distinctement entendre un poids s’écraser contre le sol. J’espère un instant que ce n’est pas Oskar, mais là encore il ne faut pas rêver. Je ne trouve pas ma lampe, mais un tube fluorescent que je ne tarde pas à craquer pour le faire rouler au sol, vers la tâche noire au sol. Le Makarov n’a pas l’air en bonne posture. Le couteau à ma ceinture arrive entre mes doigts et je ne réfléchis pas plus longtemps. Jamais je ne laisserai Oskar se débrouiller seul, déjà parce qu’on ne fonctionne pas comme ça chez les chasseurs, mais surtout parce que c’est Oskar il faut l’avouer. La lame fend l’air, on peut l’entendre, alors qu’elle s’enfonce dans l’épaule de la masse noire. La réaction ne tarde pas à se faire attendre et c’est à mon tour de voler, mon couteau suivant mon mouvement. L’avantage, c’est que j’ai détourné l’attention de la bestiole. C’est une bonne chose, non ? Peut-être pas pour moi en fait. Je peux déjà sentir son souffle se rapprocher de moi.

« Tu pourrais au moins te brosser les dents… »


Bordel pourquoi je continue à raconter des conneries moi. Je tâtonne sur les feuilles pour retrouver mon arme. Pourquoi il m’a glissé des doigts ce con, j’en ai bien besoin là tout de suite.

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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mer 13 Jan 2016 - 4:29
#LIAR // If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.
J'ai vraiment cru que j'allais crever là. Non mais sérieux, hein. S'retrouver désarmé alors qu'on s'fait attaquer par un truc non identifié, c'pas spécialement la situation la plus facile à gérer. Alors ouais, j'aurais pu crever si Liam n'avait pas réagit. J'sais pas exactement ce qu'il a fait, c'pas vraiment ce qui attirait le plus mon attention sur le moment mais finalement la créature a préféré se détourner de moi. C'qui m'a laissé le temps de reprendre mon souffle. Enfin… Genre, juste l'espace d'une seconde. Une fuite de sa part ça aurait été bien trop beau, faut dire c'qui est. Parce qu'en me redressant, j'ai bien vu que si elle s'était détournée de moi, c'était juste pour aller s'intéresser au cas de Liam.
Non sans lâcher un putain de juron, j'ai cherché mon arme planquée dans les feuilles mortes mais voilà, c'te connasse n'avait pas envie que j'la retrouve visiblement alors j'ai du me résigner, j'avais pas spécialement le temps pour ces conneries alors voilà, comme s'il ne m'était rien arrivé juste avant, je me suis relevé. Rapidement, comme un gros malade, poussé par l'adrénaline. J'ai carrément oublié que j'avais mal, t'sais. J'aurais bien l'temps de souffrir autant que j'veux plus tard. J'veux pas souffrir s'il y a pas Liam auprès de moi pour me soigner ou pour me dire de fermer ma gueule et de pas râler.

J'peux bien dire qu'en voyant la créature aussi près de lui, j'flippe pas mal. J'crois que j'ai jamais autant flippé de toute ma vie. Ou presque. Putain c'est un cauchemar. Broderick réagit même pas. Il a limite l'air pas prêt du tout à attaquer. Est-ce que ce con se retrouve aussi désarmé que moi ? Ah non mais putain, le sort s'acharne. On est pas sortis d'la merde à ce rythme là, on nage même en plein dedans et ça pue s'tu veux mon avis. Et l'pire, c'est qu'il fait tellement sombre dans l'coin que j'suis même pas foutu d'identifier ce machin qui nous attaque. Ça aide pas beaucoup à gérer la situation. Jure.
En tout cas voilà, j'me suis retrouvé à courir. Ni une, ni deux, j'me suis jeté sur la bête. Parce qu'il est hors de question que le roux se fasse buté maintenant et qu'au pire j'serai une moins grande perte pour les autres… Tss… Pour qui ? Sérieux, j'peux bien crever hein, y'aura pas grand monde pour s'en soucier. Et puis je préfère Broderick à moi. C'est con dit comme ça, mais j'sais bien qu'il vaut largement mieux.
Alors voilà. J'me jette dans la gueule du loup.
Ou dans la gueule de j'sais pas trop quoi.
J'en ai rien à foutre.
Et maintenant ? Euh… Rodéo ? J'sais pas, j'improvise. J'arrive à l'entraîner un peu plus loin en bataillant un peu. Je réfléchis même pas. J'crois que j'en ai plus la moindre capacité. Et puis j'ai plus vraiment de but maintenant que j'ai réussi à la dégager d'à côté de Liam. Qu'est-ce que j'devrais faire là ?
Essayer de survivre ?
Ah ouais, peut-être. C'pas totalement con comme idée.

Je ronchonne : « Merde, Broderick, trouve ton putain de couteau ou mon foutu flingue, grouille toi. »
Et puis j'râle encore : « J'm'en prends plein la gueule bordel ! »

J'sais pas si ce truc est genre amateur de catch ou une connerie du genre mais sérieux. Une fois qu'elle a bien eu la prise sur moi, elle m'a retourné j't'explique pas comment – en fait j'sais pas comment elle a fait. - et puis j'ai retrouvé une nouvelle fois mon cher ami le sol. Sérieux, elle me l'a limite fait bouffer, un peu de plus et j'allais devoir fouiner pour retrouver mes dents. J'me suis débattu encore avec elle, frappant comme je pouvais avec toute la force dont j'étais capable. Pris d'un instinct de survie soudain, je faisais de mon mieux. J'ai même réussi à me dégager pour me redresser. J'avais du sang qui coulait de mon front jusqu'à dans mes yeux, la visibilité était encore plus mauvaise soudainement.

Et si ça avait l'air de durer une éternité. En vérité, tout allait extraordinairement vite. Beaucoup trop vite.

« Magne toi ! »

J'ai à peine eu le temps de gueuler sur Liam que j'me suis fait envoyer valser plus loin. Mon dos se heurtant contre ce qui me sembla être un arbre. Presque aveugle, presque assommé. Putain, j'aurais jamais cru qu'une simple sortie comme celle là pourrait tourner comme ça.
Je manquais vraiment d'entraînement. C'est bien d'ma faute en fait.

J'l'ai entendu s'approcher, j'ai ressenti une douleur par-dessus la douleur déjà présente. Le truc bien déchirant, bien agressif. Aigu et pointu. Brûlant et mordant. Les morceaux de la verrière dans mon poing c'était que dalle à côté. Un castrage à coup d'genou dans les burnes, c'est pas grand-chose non plus finalement. J'comprend pas pourquoi on s'plaint. Je ressens l'acharnement, et je tend mollement les bras devant moi dans une recherche de défense totalement vaine.

C'est bien moche c'qui m'arrive en fait.
C'est bien douloureux aussi.

Et puis ça a été le noir complet, juste après.
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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mer 13 Jan 2016 - 5:26

Oskar & Liam
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Un de ces quatre j’irais consulter un chaman, un prêtre vaudou ou quelque chose comme ça pour qu’on puisse parler de mon karma. Non, parce que là clairement j’ai un problème avec ça. Je suis sûr que quelque chose ou quelqu’un m’en veut. On ne peut pas accumuler autant de malchance d’un coup sans ça. Je ne sais pas trop ce qui m’a pris d’aller chatouiller l’autre bestiole. C’est complètement con comme idée. On voit que je n’ai pas réfléchit. Ça se saurait si je réfléchissais en fait. J’en fais encore la preuve, là tout de suite. J’essaie d’aider Oskar, parce que je ne supporte pas l’idée de le laisser se faire massacrer comme ça, sous mes yeux, mais finalement c’est moi qui me retrouve au sol avec le bête au-dessus de moi. J’ai rien contre cette position de base, mais avec un mec mignon et non pas un monstre qui essaye de me bouffer. C’est beaucoup moins sexy d’un coup.

Je peux sentir ses griffes lacérer ma peau. Bordel de merde. Ce n’est pas super agréable comme sensation. Je tape dans le tas, essayant de m’en débarrasser, mais il est tenace le bidule et apparemment il m’a pris en affection, parce qu’il ne veut pas me lâcher. Mon couteau a été faire un tour je ne sais où et je me retrouve bien démuni. Les yeux qui brillent dans le noir, comme ça, me font penser à un garou, mais il est quand même vachement énorme pour être un loup-garou. Faudrait peut-être faire quelques petits recherches là-dessus, seulement là, tout de suite, j’ai un peu de mal à me concentrer.

Oskar arrive à détourner de nouveau la masse noire et je peux enfin respirer. Ce n’est pas trop tôt, encore un peu et je suffoquais. Ça aurait été con comme mort quand même. Je suis là pour remettre le Makarov en course et je finis crever lors d’un entraînement. Ridicule le Broderick. C’est mon père qui en serait fier tiens. Je me redresse du mieux que je peux. Je soupire. Je ne préfère même pas regarder l’état de mon corps là tout de suite, l'adrénaline me permet de ne pas avoir à y penser. J’entends Oskar qui râle. Même comme ça il ne peut pas s'empêcher de râler celui-là. Bon, quand j’y regarde de plus près je me dis qu’il a raison, puisqu’il est déjà par terre. Je ne savais pas qu’il aimait autant que ça jouer le passif. Il a l’air d’apprécier en tout cas. Je n’ai pas le temps de me moquer.

« Râle moins, agis plus »

Les mots claquent dans l’air. Alors que je suis déjà à moitié par terre entrain de chercher mon arme fétiche caché quelque part. Pourquoi ce putain de couteau a décidé de se barrer maintenant. J’en ai juste un peu besoin là, tout de suite. Je tâtonne, je fouille et je fouine. Mon coeur bat de plus en plus vite dans ma poitrine, il va finir par m’exploser à la tronche aussi celui-là. Je fais de mon mieux pour pouvoir aider Oskar du mieux possible. Je m’inquiète, je ne peux pas faire autrement. Je ne supporterais vraiment pas de laisser le râleur se faire égorger à deux mètres de moi. Je finis enfin par mettre la main sur le couteau fugueur.

« C’pas trop tôt. »

Je saute sur mes pieds, mon couteau tournant dans ma main pour se placer correctement entre mes doigts. Sans trop y réfléchir - pour changer - je me jette sur l’ombre noire, l’un de mes bras encerclant ce qui ressemble à son cou pour pouvoir rester accroché à lui. Les coups pleuvent. La lame s’enfonce une première fois, ce qui le fait se redresser. Il faut que je me concentre un minimum. À agir à coup d’émotion je perds tout ce que je sais faire. Depuis quand je me laisse avoir par un surnat’. Je suis un Broderick bordel. Je mets de côté la présence d’Oskar, c’est lui qui me perturbe ce con. Une fois fait, j’arrive à mieux me concentrer. Et la lame entre mes mains s’enfoncent littéralement dans la chair, jusque la garde. Finalement, je le sens s’écrouler, m’emportant avec elle puisque forcément je suis à moitié accroché à elle. Je ne tarde pas à me relever, toujours sur mes gardes, on ne sait jamais, mais quand je la vois reprendre forme humaine, je sais que je l’ai achevé. Ce n’est pas trop tôt.

« Bordel c’était quoi ce truc ? »

OSKAR. Je me tourne vers lui et l’aide à se relever, lui tendant une main. Je dois m’assurer qu’il se porte bien.

« Pas trop amoché ? »

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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mer 13 Jan 2016 - 5:55
#LIAR // If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.
Un putain de bourdonnement insupportable semble s'acharner contre mes tympans. J'ai froid, j'suis mouillé, l'odeur du sang me chatouille les narines. Et quand j'ouvre les yeux… Putain j'y vois rien. J'entends juste la voix de Broderick, de suite plus calme. Est-ce que cette bestiole à la con s'est barrée ? Ou est-ce qu'il a réussi à la buter ? J'entends la question de Liam et j'aimerais bien lui dire que ça va. Genre « tout roule », une merde dans le genre. Mais putain… Tellement pas crédible. J'amène mes mains à mon visage pour me frotter les yeux énergiquement. J'y vois flou, mais j'y vois au moins un peu maintenant. J'ai du sang partout sur la gueule, et quand je pose ma main sur l'un de nombreux points douloureux de mon corps, j'comprends bien que si j'suis mouillé, c'est loin d'être parce que j'me suis pissé dessus de trouille.

Je marmonne : « Fait chier... »

Ouais, ça fait clairement chier. J'te jure. C'est limite si j'bouge pas au ralenti et si j'parle pas de façon inaudible. Peut-être que cette créature aura pas réussi à avoir ma peau sur le coup, mais j'crois que j'vais quand même crever. J'suis en train de me vider de mon sang. Putain… J'peux quand même pas crever ici. Pas comme ça. C'est débile comme mort putain. Je vois la main de Liam qu'est tendue vers moi, un peu comme un besoin d'avoir un peu d'espoir, d'être rassuré. Genre comme si j'allais m'lever et que tout irait bien. Comme si tout était pas aussi terrible que ça pouvait en avoir l'air.

Mais bordel de merde, si. Tout est aussi crade et terrible que ça en a l'air.
C't'un peu ça le drame dans l'histoire. On n'peut pas toujours être abonnés aux merdes qui finissent en happy end.
On peut pas.
On peut juste pas.

J'ai levé ma main, et mon majeur a à peine effleuré celui de Liam que mon bras s'est immédiatement rabaissé. Ma main est retombée mollement sur ma cuisse. C'que j'dois avoir l'air ridicule. C'que j'dois avoir l'air pitoyable maintenant. On est bien avancés. Un Broderick en mauvais état, un Makarov qu'est à moitié en train d'agoniser.
P'tain, j'te jure que j'suis pas une chochotte en vrai. J'aurais juste une épaule déboîté ou une jambe pétée, j'aurais trouvé le moyen de m'bouger un minimum pour faciliter les choses et rentrer mais là...

J'baragouine un vague : « Tu crois qu'c'est abusé si j'te demande d'me porter.. ? »

Mais là… Sérieux, pas la moindre volonté. Si j'm'écoutais, je fermerais les yeux et j'me taperais une petite sieste. Au final, ce tronc d'arbre n'est pas si inconfortable qu'il en a l'air. Et j'ai du sang Russe dans les veines : j'devrais supporter le froid, j'ai été fabriqué comme ça, c'est obligé. J'ai passé des hivers sans chauffage. Alors merde…
Merde. J'me fous à divaguer connement. Et j'ris comme un con, juste deux secondes, avant de me foutre à grimacer de douleur. C'est du grand n'importe quoi. J'sais même pas pourquoi j'ris. J'sais même pas pourquoi je sens comme une boule dans ma gorge. Qu'est-ce qui m'prend ?
Tu m'vois avoir peur de crever ? Genre dans la forêt comme un chien. Comme le putain de chien abandonné que j'suis. J'ai pas envie de crever.
J'veux pas mourir. C'est pas l'heure. Ça peut pas être fini.
J'te jure, la vie ça m'fait bien chier mais j'crois que c'est quand même bien mieux qu'une éternité à passer sans Liam pour éclairer mes jours et pour m'tenir chaud. J'peux pas l'abandonner quand même. C'est pas possible. J'suis pas un gros lâcheur. Ou pas à ce point en tout cas.

J'me sens impuissant. Parce que voilà. Mon corps me semble être constitué de métaux lourds et peser une tonne. J'ai pas la force de bouger. J'ai tout juste l'énergie de fixer la silhouette floue de Liam qui me surplombe.

Je crois que cette fois, ça va être plus compliqué que les autres fois où j'ai été blessé.
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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Mer 13 Jan 2016 - 6:38

Oskar & Liam
If I had common sense I'd cut myself or curl up and die
Oskar a vraiment l'air d'être dans un sale état. Clairement. Se serait mentir que de dire que de mon côté c'est la grande forme. Absolument pas, mais encore une fois je ne préfère pas regarder. J'me dis que tant que je n'en prend pas conscience, mon corps ne peut pas me faire chier avec. C'est con comme raisonnement, mais pour l'instant c'est tout ce que j'ai. Je regarde le corps inerte de l'humain à côté de nous. Bordel, je vais devoir trouver la force de lui creuser un trou à ce con. Je ne peux pas le laisser là, en plein milieu de la forêt, ça ne risque pas de passer inaperçu et je ne tiens pas à voir débarquer le shérif chez moi. S'il débarque je ne sais pas trop comment je pourrais m'en sortir pour le coup. Non, il faut que je me débarrasse de ce putain de corps si je ne veux pas m'attirer d'avantage de problèmes. Sauf que pour l'instant, je n'arrive pas à me concentrer sur ça, non, pas tant que Oskar sera dans cet état-là. Putain, j'ai vraiment merdé sur ce coup-là. Je repasserai avec mes idées à la con.

Je vois sa main retomber mollement et je me dis que ça va être plus compliqué que ce que je m'étais imaginé. Je l'observe un moment. Le gars est à moitié inconscient. Ça ne va pas aider mes affaires. Je soupire et passe une main crasseuse dans mes cheveux. Je ne cherche même pas à les coiffer, je veux juste qu'ils arrêtent de me tomber sur la face. Il me demande de le porter. Je n'ai pas vraiment le choix de toute façon, je ne vais pas le laisser pourrir ici. Après tout c'est de ma faute s'il est là. C'est moi qui ai voulu qu'il m'accompagne dans ce coup fourré. Je regarde autour de moi et trouve un truc pour cacher le corps, ne serait-ce que le temps que je m'occupe de soigner le russe. Je me baisse pour chopper le corps sans vie pour le planquer du mieux que je peux, même si je grimace sous l'effort. Je fouille de nouveau dans mon sac pour trouver une puce JPS que je place à côté, juste au cas où je devrais appeler un autre Broderick pour s'en occuper. Parce que bon, vu l'état d'Oskar je ne sais pas si je vais pouvoir le laisser seul.

Une fois mon petit bordel fait je retourne vers Oskar, toujours silencieux. Pour une fois, on ne pourra pas me dire que je suis trop bavard. Je m'en veux et j'ai du mal à en placer une. J'ai une putain de boule dans la gorge alors que je m'approche de lui et que je me baisse pour l'aider à se redresser.

« C'est bon pour cette fois... »

Ma voix est moins joueuse que d'habitude, moins taquine. Je suis fatiguée et l'adrénaline est entrain de redescendre. Laissant derrière elle tout un tas de bordel. Je m'accroche, ce n'est pas le moment de craquer. Je le relève et passe l'un de ses bras autour de mon cou pour essayer d'avancer du mieux que je peux.

« J'suis pas sûr de pouvoir faire mieux là tout de suite. »

J'pense que si je le porte d'avantage, c'est moi qui vais me casser en deux et on en sera pas plus avancé. Mon bras passe autour de sa taille pour le soutenir d'avantage. Je le regarde du coin de l'oeil, j'ai l'impression qu'il peut s'évanouir d'un moment à l'autre.

« Me claque pas entre les doigts, ou je me débrouille pour te ramener et te botter le cul. »

Je tiens toujours mes promesses et celle-là j'ai bien l'intention de la tenir. Je m'en voudrais tellement si c'était à cause de moi que le russe claque. Non, je préfère même pas y penser. J'ai besoin de cet abruti, même s'il râle tout le temps. J'avance doucement pour ne pas trop le presser.

« Dans la voiture j'ai de quoi soigner ça »

Ouais, parce que quand on est chasseur on est aussi obligé d'avoir des bases de médecine, parce que forcément on ne peut pas se permettre d'aller à l'hôpital à chaque fois qu'on fait une mauvaise rencontre, on risquerait d'avoir des problème à la longue. Va explique pourquoi t'es recouvert de traces de griffes ou de morsure. Non, t'es vite à court d'idées. Après quelques temps de marche où je sens Oskar s'affaisser un peu plus à chaque pas, je vois la voiture apparaître. Je presse un peu le pas, le soutenant d'avantage, sentant mon épaule tirer dangereusement. On y pensera tout à l'heure. J'ouvre la voiture et laisse le Makarov s'allonger sur la banquette arrière.

« Ça risque de piquer un peu... »

Je préfère le prévenir alors que j'ai l'intention de venir soigner ses petits bobos.

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MessageSujet: Re: LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die. Lun 18 Jan 2016 - 23:22
#LIAR // If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.
Liam a perdu cette vivacité qu'il a d'habitude. Probablement qu'il est trop crevé. Probablement qu'il est un peu inquiet. Putain, quelle soirée de merde en fait, on aurait mieux fait de rester dans ma baraque et regarder une émission pourrie à la télé. On aurait mieux fait d'aller bosser, même. Ou j'sais pas. Tout sauf ça. J'sais pas comment j'ai fait pour me redresser malgré son aide et pour progresser. Le pauvre roux a été forcé de presque me traîner sur le chemin pour retourner à la voiture. J'avais trop mal, j'étais trop à l'ouest pour faire les efforts que je devais faire. Et t'sais quoi ? J'étais tellement out que j'avais même pas le courage d'ouvrir ma gueule pour pester. Si j'avais été en meilleur état, j'aurais forcément balancé toutes les insultes qui me passaient en tête à chaque fois que je trébuchais, que je manquais de me casser la gueule, ou qu'une pointe de douleur faisait son apparition.
J'suis du genre à pas être trop bavard comme type, mais si je ferme autant ma gueule, c'est que je vais pas bien, pas bien du tout.

Il m'a menacé, au cas où j'crève.
J'te jure que j'ferai en sorte de tenir bon.

J'ferme toujours ma gueule. J'essaye juste d'avancer, je rassembler toute mon énergie pour lever un minimum les pieds et avancer à travers la forêt. Je suis à deux doigts d'abandonner. Je suis à deux doigts de lui dire de me laisser crever dans les bois parce que c'est pas possible. J'ai l'impression qu'on marche depuis une éternité et chaque pas à venir me semble être une épreuve insurmontable de plus. Et puis je suis en partie privé de ma vue, mon point fort, et je peux te dire que là, je sais même pas où on est. Je peux plus me repérer. Je capte plus rien. J'suis défoncé et déboussolé.

Et puis vraiment au moment où j'allais lui dire de laisser tomber parce que j'tenais plus, j'ai entendu la voiture s'ouvrir et je me suis littéralement écroulé sur la banquette arrière, dégueulassant les sièges au passage avec la terre, les feuilles mortes et le sang. Je respire comme un asthmatique. Enfin… Je respire pas beaucoup. J'ai trop mal pour reprendre mon souffle correctement. Je transpire comme un porc, et pourtant j'ai froid, je crois que j'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie.
Et le Broderick il me sort un « Ça risque de piquer un peu... ».

Comme si ça piquait pas déjà, tiens. Dis-toi bien que j'vais me laisser soigner, dis-toi bien qu'il va pouvoir me manipuler autant qu'il veut, j'vais pas le repousser, j'vais pas ouvrir ma gueule. J'ai même pas la force de prononcer un seul mot, histoire d'essayer de lui montrer que j'suis pas encore mort et que j'vais tout faire pour pas crever maintenant. Sérieux.
J'aime pas être ma place.
J'aimerais encore moins être à la sienne.
Si les rôles étaient inversés, je serais fou. Si il s'était fait défoncer par une créature et qu'il était dans un sale état comme je le suis, putain, je crois que je supporterais pas. Alors au fond, même si j'en chie ma race, je préfère encore que ça soit moi qui ait pris aussi cher et pas lui. Peut-être que j'suis un peu masochiste, un truc comme ça, va savoir. J'me suis jeté sur c'te créature féroce alors que je savais parfaitement que j'allais me faire exploser, parce qu'il faut dire c'qui est, je reste un être humain. Mais bon… J'ai pas eu besoin de peser le pour et le contre plus d'une seconde quand j'ai vu qu'elle s'en prenait au roux.

Ce roux, j'sais pas c'qu'il m'a fait, mais ça a l'air fort quand même.

Je me laissais soigner par Liam, je fermais les yeux. Je me sentais crevé, totalement épuisé. Le sommeil m'appelait fort, tellement fort, que ma seule envie c'était de me laisser sombrer et d'oublier comme je pisse le sang et comme j'ai mal. J'ai l'impression d'être sous l'eau et que je m'éloigne doucement de la surface sans plus pouvoir lutter, le souffle coupé.
Et pourtant j'dois luter. C'est peut-être pas une bonne idée de pioncer maintenant. Alors je rouvre les yeux, je cherche le visage de Liam du regard, histoire d'un peu moins flipper. Histoire de me rassurer un peu. Peut-être de le rassurer aussi. Je me doute bien qu'il ne doit pas être tranquille dans sa tête, même s'il est relativement calme par rapport à comme j'aurais été si je m'étais retrouvé à sa place. Mon pauvre roux.

J'espère que j'aurais pas à aller à l'hôpital. Des blessures comme les miennes c'est louche. Et j'ai pas les moyens pour payer une hospitalisation. Ca fait un bail que je me soigne plus. Pas de couverture, pas de pognon, c'est pas possible pour moi de me faire soigner. J'aperçois une des plaies béantes qui déchire ma peau. On dirait presque un sourire. Un sourire sanglant.

« Hé… Broderick… Dis moi… Dis moi que tu sais coudre... »

Ma voix tremble, j'ai peur autant que j'ai mal. Ça m'a demandé beaucoup d'efforts pour ouvrir la bouche et parler, mais il faut bien qu'il sache que je lui fais suffisamment confiance pour le laisser faire, faire ce qui doit être fait.
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LIAR ♦ If I had common sense I'd cut myself or curl up and die.

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