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Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar

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MessageSujet: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Jeu 12 Mar 2015 - 6:12
Le hasard, toujours le hasard
Oskar & Liam
You've got to take the good with the bad, smile with the sad, love what you've got, and remember what you had. Always forgive, but never forget. Learn from mistakes, but never regret. ▬ UNKNOW

Ces derniers temps, mes journées sont plutôt bien remplies. Entre mes cours et mon taff au club, je n’ai pas vraiment le loisir de m’ennuyer. Je ne m’en plaindrai pas, j’ai horreur de me tourner les pouces. Les heures ne sont pas faites pour être perdues. Je rentre chez moi, en coup de vent, histoire de prendre une douche et abandonner mes livres au pied de mon lit. Non, parce que bon, j’vais pas me trimballer avec ça toute la soirée, ça risque d’être un peu trop encombrant. Comme toujours, la maison est animé. À croire qu’on ne sait pas être silencieux dans la famille, pourtant on est sensé savoir se camoufler et tout le reste. Ouais, on repassera pour le monde furtif. Les parents ont disparus depuis presque une semaine, apparemment, d’après Evan il serait dans l’Utah pour chasser une famille de Wendigo. Ça m’fait une belle jambe. Voilà des années que je me suis désintéressé des petits voyages de mes géniteurs, tout ce que je sais, c’est que je me sens mieux quand ils ne sont pas là. Alors, là autant dire que je me sens très bien. Après ma douche, je m’arrête dans la cuisine pour manger un truc, faut bien se nourrir de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal, surtout quand on court partout.



Finalement, je quitte la maison familiale pour me rendre sur mon lieu de travail. J’ai bien presque une heure de route, parce que forcément, j’ai pas de voiture et que les bus de notre très chère ville ont toujours tendance à faire des détours de malade pour arriver à destination. Enfin, je ne vais pas me plaindre, ce petit voyage à au moins le mérite de me poser. Rien de mieux avant de commencer ma nuit, mais pour revenir, c’est clair je trouverais quelqu’un avec une voiture. La musique dans les oreilles, je ferme les yeux quelques secondes pour profiter du calme. Seulement, ça ne dure jamais longtemps. Incapable de tenir en place plus de dix minutes. Insupportable. Un mec, deux sièges plus haut me fait de l’œil, ça me fait sourire, mais je n’y prête pas plus attention, j’ai pas le temps de flirter dans le bus, j’ai plus douze ans. 


La nuit est déjà tombé quand j’arrive au club. J’adore ce moment, une certaine effervescence règne dans l’air, malgré le fait qu’en apparence tout est encore calme. C’est un moment unique dans la journée, quand le jour se fond dans la nuit et qu’alors certains désertent les rues, d’autres personnes bien différentes viennent les animer. Personnellement, j’apporte ma contribution, mais pas sur le trottoir - non, je ne me prostitue pas, contrairement à certaines rumeurs - mais dans un club que j’affectionne tout particulièrement. Un bar gay, un truc énorme, où personne n’a honte d’être ce qu’il est. Tellement décomplexé. Là, j’suis encore dehors, sur le trottoir inhalant une bonne dose de nicotine avant de rentrer. Il faut ce qu’il faut. Les rues sont encore calmes, les oiseaux de nuits sont encore certainement endormis ou entrain de se préparer pour nous rejoindre ensuite. Il est encore tôt. Finalement, j’écrase mon mégot sur le sol et entre par l’entrée des « artistes », je salue mes collègues et j’étais sur le point de me changer quand j’entends une voix qui m’est familière, mais du genre, lointain souvenir. J’arque un sourcil et passe ma tête dans la pièce d’à côté pour voir de quoi il s’agît. Il me faut quelques secondes pour le reconnaitre. Voilà bien des années que je n’ai pas eu l’occasion de croiser sa route, depuis qu’il a arrêté l’école et que je suis parti à l’école militaire. Ça commence à dater. « Oskar ? Qu’est-ce que tu fous là ? » Ouais, c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’en empêcher, la curiosité l’emporte sur tout le reste. Non, parce que s’il y a bien une personne que je ne m’attendais pas à voir dans ce genre d’endroit c’est bien Oskar Makarov. « Tu t’es perdu ? » je demande ça avec un petit sourire en coin, plutôt amusé.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Jeu 12 Mar 2015 - 22:08
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.Avec le temps j'ai appris que même quand on a l'impression qu'on a touché le fond du trou, on aperçoit toujours une sorte de branche quelques centimètres plus haut à laquelle on peut se raccrocher pour essayer de remonter. Parfois la branche est viable, parfois elle est pourrie. Bizarrement, pendant que j'me préparais à c'qui m'attendait ce soir, j'me disais d'avance qu'elle était pourrie. Ben ouais, malheureusement j'me suis fait jeter de l'épicerie où j'bossais.

Nota Bene : On évite de taper sur la gueule du client qui a "oublié" de sortir quelques bricoles du panier en passant à la caisse et qui vous prend ouvertement pour un débile pour couronner le tout.

J'ai été obligé après ça de chercher autre chose. En épluchant un peu les p'tites annonces du journal, j'suis tombé sur la recherche d'une boîte. Besoin d'un agent de sécurité. Ouais, c'est l'genre de truc que j'dois pouvoir faire. Dans un bar gay. Un peu - beaucoup - moins pour moi mais... C'est un job non ? J'veux dire, tant que j'ai la paye au bout du compte, peu importe l'endroit et le taf. Tant qu'j'ai pas à me foutre en mini-short pour exciter des types, ça devrait aller. Ouais parce que j'suis désespéré mais faut quand même pas abuser non plus. Bref. J'étais tellement dans la merde que j'ai postulé et que j'ai même décroché quand on m'a rappelé.

Là, j'suis en train d'écouter un mec qui blablate sur le métier. Il m'explique des tas de trucs comme si j'étais un débile et j'écoute qu'à moitié. Il brasse de l'air et il s'en rend même pas compte. J'le regarde et je hausse la tête comme si j'étais super concentré sur c'qu'il est en train de me raconter. Mais j'm'en fous en vrai. J'suis plus concentré sur le fait que... J'suis dans un putain de bar gay, merde. J'suis pas à l'aise. J'comprends de moins en moins c'qui m'a pris de venir pour bosser ici. J'ai l'impression d'avoir été téléporté dans un autre monde. Genre... Une autre planète à des centaines d'années lumière de celle sur laquelle j'ai l'habitude de vivre.

« T'as tout compris ? »
« Ouais ouais. J'fais le tour, j'me bourre pas la gueule et j'parlemente pas avec ceux qui foutent le bordel, j'les dégage direct. Les danseurs sont pas des putes... Hem... Pas trop de tripotage, pas d'isolement avec les clients. Etc. Etc. »

Ouais. J'résume ce qu'il m'a dit. J'sais pas comment je me suis démerdé pour retenir ces infos alors que j'écoutais pas vraiment mais l'important c'est que j'sache. Toute façon ça découle bien d'la logique, j'avais pas besoin de son speech interminable et carrément chiant.
A peine j'termine d'essayer de me débarrasser de ce boulet que j'entends mon prénom. J'me tends sur l'instant. Putain mais c'est pas vrai. On peut jamais être tranquille quand on fait des trucs dont on est pas fier ? Fait chier. Qu'est-ce que j'fous là ? Ca s'voit pas ? J'danse un tango. J'sais pas qui m'a parlé mais dans tous les cas ça m'emplit pas de joie. J'finis par me retourner pour voir et mes yeux tombent sur une tête rousse que j'pensais pas revoir un jour. Super, le hasard a bien choisi son truc pour qu'on s'rencontre après des années sans même se croiser alors qu'on habite dans l'même quartier.

J'aurais trop du me douter qu'c'était lui. Y'a pas grand monde qui m'appelle Oskar, on m'interpelle plutôt par mon nom de famille en général.
Comme j'ai envie d'me barrer, j'te jure. Et il me demande si j'suis perdu. Ouais. Si seulement, hein ?

J'lui ai répondu, le ton sarcastique : « Ouais c'est ça, puis j'ai vu d'la lumière alors j'suis entré. »

Sur ce, j'enfile mon gilet du staff comme si de rien n'était. J'suis un peu tendu mais j'essaye de faire mine de rien. J'veux dire, c'est un boulot, juste un boulot. Tout va bien s'passer. Puis ça veut rien dire que j'bosse dans ce genre de bar. J'ai juste besoin de pognon et d'urgence.

« Ça fait un bail, j'me suis demandé si j'aurais de tes nouvelles un jour. »

J'dis ça alors que c'est moi qui me suis barré de l'école sans informer qui que ce soit et qui me suis totalement renfermé sur moi-même. M'enfin, on était pas spécialement des amis non plus, j'avais pas de raison d'lui faire un compte rendu sur c'qui se passait dans ma vie. Puis j'imagine que les rumeurs ont fait le boulot à ma place, pas vrai ?


Dernière édition par Oskar Makarov le Mar 7 Avr 2015 - 18:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Ven 13 Mar 2015 - 0:33
Le hasard, toujours le hasard
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Qui a dit que le hasard faisait bien les choses ? Haha, cette blague. Oskar Makarov, devant moi, en chair et en os. J’pensais plus revoir sa tronche à celui-là. À vrai dire, j’étais presque sûr qu’il était mort dans un coin ou en prison, quelque chose comme ça. Pourtant, il est bel et bien là, devant moi, l’air plus renfrogné que jamais. Au moins quelque chose qui ne change pas. C’en est presque rassurant de voir qu’il y a des choses immuable dans ce monde qui bouge sans cesse. Oskar et sa tronche de grumpy cat, c’est un point fixe dans l’espace. Je souris en l’entendant répondre. Sérieusement, ce mec est énorme, il donne toujours l’impression d’être monté sur ressort, prêt à bondir à la gorge de n’importe qui et pour le coup, c’est moi qui m’trouve en face de lui. « Ça m’étonne pas de toi. » je lâche ça naturellement, plus taquin qu’autre chose. J’sais pas, y a quelque chose dans son comportement qui m’empêche de rester impassible et de tourner les talons. À moins que ce ne soit moi qui m’ennui particulièrement ce soir et qui ai envie de m’amuser un peu. Oskar est la seule nouvelle tête dans les parages, alors ça tombe sur lui. Dommage. Boarf, on dira que c’est amical. Après tout, c’est vrai, ce n’est pas comme si c’était méchant, j’tiens pas à le blesser, juste à le taquiner un peu, histoire de revoir sa mine boudeuse. Histoire de se remémorer le bon vieux temps.  

J’arque un sourcil quand je le vois enfiler le gilet du staff. Il va travailler ici ? Ça c’est une surprise. Voilà des années que je n’ai pas eu l’occasion de croiser sa route, pourtant, fut un temps où on s’était rapproché, surtout à cause de nos pères respectifs en fait, parce qu’au final, si on a bien un point commun c’est le fait de vouloir faire chier nos pères respectifs. C’est peut-être ça qui nous a le plus rapproché. On a jamais été très proche non plus. Puis il a disparu, ça a mis fin à tout lien, si vraiment il y en avait un en fait. Au début, ça m’avait fait bizarre, fin j’veux dire les gens ne disparaisse pas comme ça du jour au lendemain, mais je me suis fait à l’idée, après tout c’était un fils de chasseur et apparemment c’est dans nos gênes de nous barrer sans prévenir personne. Et finalement, il réapparaît ici, comme si de rien était. C’est vraiment bizarre. Le pire dans l’histoire c’est qu’il crèche au bout de ma rue, enfin la maison des Makarov a toujours été là-bas, donc je suppose qu’il squatte toujours le même endroit. Pourtant, il m’est jamais venu à l’esprit d’aller y jeter un œil pour vérifier qu’il était toujours vivant. « Toi, tu t’es demandé si tu allais avoir de mes nouvelles ? » je souris, c’est lui qui se barre et c’est moi qui doit donner des nouvelles. Carrément. « T’es un petit marrant toi. Enfin, content d’t’avoir vu, on risque de se recroiser vu qu’on est collègue maintenant. » Je lui adresse un clin d’œil amusé. J’ai bien envie de voir sa tête quand la soirée va vraiment commencer. Il a déjà l’air tellement mal à l’aise alors que tout est calme. Qu’est-ce que ça va être quand il y aura des mecs à moitié nus qui danseront un peu partout. J’en ris déjà.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Ven 13 Mar 2015 - 1:38
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.« Ça m'étonne pas. » qu'il me dit le poil de carotte. J'comprends pas. J'suis censé le prendre comment ça ? Y'a des tas d'options. A mon humble avis, quand j'le regarde, j'ai l'impression qu'il a « je me fous de ta gueule » écrit en gros, gras et rouge en plein milieu du front. Mais j'dis ça, hein... J'évite de trop m'attarder à réfléchir là-dessus. Vu l'état de stress dans lequel je suis, ça se soldera forcément par rien de bon. Du coup on passe à autre chose. Et quand j'dis à Broderick que j'me suis déjà demandé si j'saurais un jour ce qu'il devenait, ce dernier paru totalement amusé, il me répondit avec une question, et moi j'lui répondis en un seul mot :

« Apparemment. »

Après, faut dire que j'me suis jamais, au grand jamais attendu à ce qu'il vienne me rendre visite, faut pas déconner non plus. Mais j'sais pas, dans la ville les gens parlent, on peut apprendre des tas de trucs sur certains rien qu'en écoutant les balivernes déblatérées par les nombreuses commères du coin. Mais j'ai jamais rien entendu sur Liam. Faut croire que finalement, si il aime pas l'autorité d'son vieux, il reste quand même un de ces gamins plutôt sages ou qui cachent bien leur jeu. Vu l'endroit où j'le croise, et comme on est un peu dans les coulisses du truc, j'opterais carrément pour la deuxième option. J'crois qu'il est comme ça ce rouquin, à faire profil bas juste pour pouvoir tranquillement faire ses efforts afin de gagner son droit à la liberté.

J'essaye de faire des efforts aussi, j'te jure. Mais c'est moins simple. Faire profil bas c'est pas un truc inné chez moi puis d'ici là que j'ai une liberté... Va falloir que j'ai le pognon pour me l'acheter alors j'ai pas fini de me crever l'cul pour y arriver, j'pars avec un sérieux handicap.

Enfin, ça a l'air de l'amuser ça aussi. Ah ben cool alors, y'en a au moins un qui a besoin d'un rien pour avoir la banane. Ses paroles me font cependant hausser les épaules. Mouais. Peut-être.

« Ouais on verra. »

C'est mon premier soir et j'ai jamais été bon pour garder un job très longtemps donc s'il est ne serait-ce que réellement un peu content de me voir, faudrait pas lui donner de faux espoirs, pas vrai ? J'pense pas spécialement m'attarder ici. J'me barrerai dès que j'trouverai un autre truc plus dans mes cordes... Ou plus dans mon univers, surtout. J'vais pas travailler au milieu des folles tout le reste de ma vie. Après, il reste à voir si c'est moi qui vais dégager ou si c'est eux qui vont me dégager pour X ou Y raison. Qui prend les paris ?

J'vois le roux sourire, j'lui trouve l'air un peu crétin. J'lui ai toujours trouvé l'air un peu crétin mais ça m'a jamais dérangé. Ça lui donne une part enfantine que j'ai perdu depuis un bail. C'est pas parce que j'en suis plus capable que j'prends pas un minimum de plaisir à voir ça sur les autres. J'trouve ça agréable à regarder. Moi j'suis pas plus joyeux qu'un vieil homme aigri mais j't'assure qu'on s'y fait. Ça fait longtemps que ma nature n'est plus au sourire, j'ai pas tellement de raison de sourire. Peut-être un jour. Quand j'serais plus laissé dans un coin comme un vieux bibelot dont on ne veut plus. Ou peut-être quand j'aurais payé les dettes que mon père m'a laissé. J'sais pas. J'hésite.

J'laisse un instant de silence puis j'lui dis : « Bon ben... J'vais faire le tour, j'connais pas les lieux. »
J'lui dis : « A la prochaine. »

Pas que sa présence me dérange ou que j'le déteste mais j'me rends bien compte que j'ai pas grand chose à lui dire. J'vais quand même pas rester planté là à le regarder dans le blanc des yeux pas vrai ? Alors j'préfère me trouver une excuse, un truc à faire, histoire d'échapper à cet instant qui n'est pas pour me rendre plus à l'aise. Bien au contraire. J'tourne les talons et me dirige vers la salle du bar pour m'esquiver.

Merde, c'est bien ma veine de tomber sur lui dans cet endroit.


Dernière édition par Oskar Makarov le Mar 7 Avr 2015 - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Ven 13 Mar 2015 - 18:54
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J’ai toujours été un gars plus ou moins taquin, j’sais pas, avec le sarcasme il paraît que c’est une bonne ligne de défense et quand on a un père aussi borné que le mien, on a pas vraiment le choix. Alors, c’est peut-être un truc que j’ai développé au fil du temps, histoire de pas vraiment montrer qui je suis. Une sorte de carapace de mots. En vrai, je suis une tortue… Classe. Ou pas. Alors, forcément quand Oskar est en face de moi, je ne peux faire autrement que reprendre mes vieilles habitudes. Mes mauvaises habitudes peut-être. Lui, par contre, ça n’a pas l’air de l’amuser. De toute façon, je me suis toujours dis qu’il n’avait pas d’humour, ça aussi ça doit être dans les gênes de chasseurs, heureusement j’en ai pas hérité. Enfin, je crois. Du moins, il ne fait que confirmer mon hypothèse, il a pas d’humour, donc il n’est pas drôle. C’est bien ma veine. Tant pis pour lui. J’pensais qu’il verrait l’ironie de la situation ou au moins quelque chose du genre, mais y a même pas une lueur de compréhension dans son œil. J’réponds même pas. Pas besoin, de toute façon qu’est-ce que j’peux rajouter à son « apparemment » sérieusement, on lui a jamais appris à faire la conversation à celui-là ? Certainement pas. Pas besoin de parler, faut agir. Bullshit. J’ai toujours aimé parlementer, personnellement, après tout la parole c’est bien ce qui nous différencie des animaux, non ? Si on est même pas capable de s’en servir, alors on est de simples bêtes qui porte des vêtements. Carrément ridicule. 



J’ai beau vouloir enchaîné, rien y faire. Le gars reste fermé comme une huitre. J’sais pas s’il va faire long feu ici. On est tous plutôt du genre à vouloir s’amuser. Fin du moins c’est ce qu’on veut faire croire. On a pas le même carcan que dans un boulot lambda alors on essaye d’en profiter, d’oublier la merde qui nous attend dehors, il a pas l’air d’avoir compris. Bon, après si c’est son premier jour, il a peut-être pas eu l’occasion de s’en rendre compte. Pourquoi il est si tendu que ça ? Il a honte ou quoi !? « Quel optimisme… » j’arrive quand même à lâcher quelque chose, parce que bon là, faut pas abuser.  Enfin, j’laisse passer pour le coup. Il a pas l’air ouvert à la discussion de toute façon. J’me demande vraiment si c’est le fait que ce soit son premier jour qu’il le mette dans un état comme ça ou si c’est simplement l’endroit. Peut-être un peu des deux ou peut-être que je me fous totalement le doigts dans l’œil et que c’est totalement autre chose. On ne le saura peut-être jamais.



Une nouveau blanc s’installe. La grosse marrade. J’regarde autour de moi, c’est encore vachement calme. Puis Oskar se décide à ouvrir une nouvelle fois la bouche, apparemment il doit faire le tour où j’sais pas trop quoi. Mouais. « Amuse-toi bien. » dis-je amusé alors que je lui tourne le dos pour retourner dans les coulisses, faut que je me change si je veux être prêt pour l’ouverture. Une fois là-bas j’finis par quitter mes vêtements de ville et de gars bien propre sur lui. Fini le jean et le t-shirt. Bonsoir les trucs beaucoup plus fun. Bon, okay, on peut critiquer le choix vestimentaire, j’ai eu du mal au début, mais c’est aussi ce qui rapporte le plus, alors on va cracher dessus hein ? 



Vêtu de mon habit de lumière, j’attends que ça commence. Le service, c’pas trop creuvant, puis ça m’permets de parler aux gens, ce que je ne peux pas faire quand j’danse. Ouais, parce que les danseurs ça parle pas, c’est bien connu. L’heure tourne et c’est parti! Au début, y a jamais grand monde, forcément. Les mecs vont pas se pointer dès l’ouverture, ça va pas l’faire. Alors, quand ça commence, en général, l’ambiance est plutôt détendu. Le barman sert les premiers piliers de bar alors que nous, on se déhanche, histoire de bien se mettre en forme pour le reste de la nuit. Faut bien ça quand, comme moi, t’enchaîne deux journées. J’crois Oskar, qui a toujours l’air de tirer la tronche. « Tire pas cette tête Makarov, ça m’étonnerai qu’on te reconnaisse ici. » faut qu’il se détendre un peu, sinon il tiendra jamais la nuit. Il va nous faire une syncope avant et c’est mort, j’fais pas de réanimation ce soir.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Sam 14 Mar 2015 - 0:09
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.J'me sens en quelque sorte obligé d'être distant. Liam m'a rien fait, c'est vrai. Mais j'préfère plus prendre des personnes comme repère, j'préfère me démerder entièrement tout seul et ne plus m'accrocher à qui que ce soit. Alors j'mets cette barrière entre mes semblables et moi. Certains diraient que c'est lâche, moi j'dis que j'applique juste les leçons qui m'ont été données ces dernières années. Alors ouais, c'est vrai qu'au fond, j'apprécie le fait de revoir la gueule du rouquin, sauf que j'aurais préféré que ça soit ailleurs, dans d'autres circonstances et que j'me vois plus sympathiser avec qui que ce soit à présent. Ça fait beaucoup c'est vrai et j'ressens pas le besoin de donner des indices. De toute façon, même si on bosse dans le même truc, j'pense pas qu'on ait l'obligation de devoir discuter. Ecoute, tant que j'fais mon travail correctement, on va pas venir m'emmerder non plus, hein ?

J'ai saisi l'opportunité d'mon excuse pour faire le tour dont j'avais parlé. C'pas gigantesque non plus mais au moins j'me retrouverai pas comme un con à pas savoir comment m'orienter quand y'aura du monde. Le temps passe, des gens se ramènent et vont directement au comptoir. D'ailleurs j'reste auprès de ce dernier pour le moment. J'ai pas trop besoin de me bouger le cul pour surveiller d'où je suis vu le peu de monde qu'il y a, j'ai une vue sur la salle là. J'pourrais presque prendre un truc à boire mais on va pas déconner. Pas le premier jour. Même si j'avoue que ça m'aiderait peut-être un peu à me détendre. Oh... Au pire, merde hein. J'suis pas là pour me détendre.

J'regarde autour, j'me fais vachement chier mais s'emmerder comme un rat mort pour toucher du fric à la fin c'est quand même tout bénef' pour moi hein. Mon regard se pose sur Liam, il me regarde aussi, j'vois ses lèvres bouger et ça me ramène sur Terre. Les mots qu'il m'a dit, j'ai eu besoin de plusieurs secondes pour leur donner un sens quelconque.

J'lui réponds : « Sourire c'est pas dans le cahier des charges du vigile. »

T'as déjà vu un agent de sécurité sourire et faire le guignol auprès de la clientèle toi ? Si oui, c'est qu'il fait terriblement mal son boulot. Les vigiles c'est comme les surveillants de prison, ils doivent faire les gueule de con, ça fait partie du job. Pour moi c'est facile, j'ai la joie de vivre d'une dalle de béton.

J'ajoute : « J'm'en carre qu'on m'reconnaisse. C'est qu'un travail. »

Faut pas s'leurrer, même si ça me fait chier d'être ici, l'argent m'intéresse plus que tout le reste. C'est vrai que ça m'arrangerait pas de croiser des gens que j'connais mais... J'aime pas croiser des gens que j'connais au travail. Pourquoi ? Parce qu'ils pensent toujours que c'est sympa de taper la causette "en souvenir du bon vieux temps". Sauf qu'ils se rendent juste pas compte que j'ai pas que ça à foutre et qu'en plus, à part retourner quinze fois le couteau dans la plaie, ils font pas grand chose.

Enfin, maintenant je fais le type qui en a rien à foutre. Pourtant ouais, un endroit comme ça, ça m'plaît pas. C'est pas tant les homos qui me dérangent tant qu'ils posent pas leurs pattes sur moi, c'est surtout que j'ai jamais aimé les boîtes et autres clubs en tous genres. J'aime pas être enfermé dans ces trucs avec tous ces gens. Ça m'fait encore plus stresser que les vieux pervers qui traînent dans les parages. Mais puisque la survie veut ça... On va pas la contrarier. J'tiens encore à rester vivant et en dehors d'une prison si possible.

Bref. Qu'est-ce que j'suis censé dire maintenant ? Le roux est toujours là. Il attend que j'fasse la conversation ? J'aime pas qu'on attende des choses de ma part. Je fourre mes mains dans mes poches comme j'le fais depuis toujours, ça m'permet de jouer nerveusement avec c'qui traîne dedans sans que ça s'voit. Sérieux, est-ce qu'il a au moins vaguement idée du temps qui a passé durant lequel j'ai pas eu la moindre personne a qui parler. Mais non crétin, j'suis pas resté muet. Mais j'dis ça dans le sens de parler en s'racontant juste des banalités sans qu'il y ait vraiment d'intérêt derrière.

« T'as toujours eu une passion pour ce genre de... Trucs ? »

Ça s'voit que c'est bien mon truc de m'intéresser aux autres, hein ? J'lui pose une question complètement bateau et avec le mot « trucs » dedans. Juste le terme qui peut qualifier à peu près n'importe quoi qui caractérise cet endroit. La danse, le lieu, l'ambiance, les gays, que sais-je ? Même moi j'sais même pas ce qui m'a pris de dire ça alors qu'il aurait bien fini par retourner tranquillement à ses affaires à un moment ou à un autre.


Dernière édition par Oskar Makarov le Mar 7 Avr 2015 - 19:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Sam 14 Mar 2015 - 1:56
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De base, avoir un gars comme Oskar dans les parages n’est pas pour me détendre. J’connais les chasseurs et ils ont tendances à être cons. Non, mais faut dire ce qu’il est. J’ai eu l’occasion d’en côtoyer depuis que je suis né et franchement j’en ai pas rencontré des masses qui puissent rattraper les autres. Après, j’suis peut-être pas objectif, c’est possible, carrément possible même. J’ai jamais adhéré au monde de mon père. Attention, j’ai rien contre la chasse, non, j’trouve ça plutôt cool, j’ai passé de bons moments à traquer ces êtres surnaturels, c’est juste que je n’aime pas la façon dont la plupart des chasseurs traitent ça. Je comprend l’idée, il faut un minimum de rigueur pour ne pas se faire arracher la tête et tout ça, mais de la rigueur j’en ai, je suis sportif, je sais manier les armes, même si j’ai un problème avec les armes à feu. J’pense qu’on peut être chasseur et avoir une vie à côté. Mon père était trop centré sur son activité et ça l’empêche de voir tout le reste. J’appelle pas ça une vie. Et je sais que beaucoup de ses camarades sont dans le même état d’esprit que lui. Alors, j’me dis qu’il est possible qu’au fil des années, Oskar ait chopé la mentalité débile de son paternel et qu’il soit devenu aussi borné que lui, si c’est ça, il n’a vraiment rien à faire ici. Enfin, pour l’instant il est là et j’me vois mal le mettre dehors. Puis, il paraît qu’on mérite tous une chance, non ? Alors, laissons-le me prouver que j’ai raison… ou tord. Pour le moment, il est plutôt renfermé, ce qui me donne raison, dans l’ensemble, mais bon, je lui laisse le bénéfice du doute, le stress du premier jour du taff, un nouvelle endroit, tout ça et puis il a bien une tronche d’ermite ce mec. Il a toujours été un peu spécial, un peu comme s’il se prenait pour un de ces gamins élevés par des loups. Finalement, je l’abandonne et j’vais faire ceux pour quoi je suis payé. Je ne tiens pas à perdre mon job. Il me plait plutôt et en plus de ça, il est pas si difficile. Une occasion en or.



Toutefois, c’est plus fort que moi. Quand je le croise à nouveau, plus tard dans la soirée, je suis obligé de lui adresser la parole. Il a l’air tellement renfrogné, il fait peut-être ça pour le job vu que d’après lui, sourire c’pas dans son cahier des charges. Abruti. Je hausse les épaules à ses réponses, mouais, c’pas con ce qu’il dit, mais c’pas une raison non plus. Il pourrait quand même faire un minimum d’effort. Il y a une différence entre imposé le respect et tirer une tronche pas possible. Et lui, il tire la tronche, à coup sûr. « Faudrait l’revoir ton cahier des charges alors, parce que là tu vas faire fuir des clients. » Ouais, carrément, il doit pas avoir des notions de commerces celui-là. J’m’accoude au bar, attendant de voir s’il va décider d’ouvrir à nouveau la bouche où s’il va continuer à faire le mec renfermer sur lui-même. J’sais pas pourquoi je m’entête comme ça. Peut-être parce que j’ai vraiment envie qu’il me prouve que j’ai tord, que tout les chasseurs ne sont pas des ours hirsutes incapables de vivre en société. Pourtant, il a pas l’air de vouloir dire quoique ce soit. Il a peut-être oublié comment on faisait. Non, mais c’est vrai, son père s’est barré depuis un moment et je ne sais pas ce qu’il a fait depuis, mais vu son air sauvage, il a plutôt l’air d’un gars qui a vraiment vécu avec des loups pendant toutes ses années. J’crois que le dernier mec à qui il a dû parler c’est à un livreur de pizzas et ça ne date pas d’hier. J’trouve ça dommage. J’aimais bien discuter avec lui, dans l’temps, bon c’était jamais de grandes discussions, on refaisait jamais l’monde, mais on aimait bien discuter. J’aimais bien la façon tellement spécial qu’il avait de s’exprimer et le nombre de gros mots qu’il arrivait à placer dans une phrase. Il a toujours été d’une vulgarité impressionnante et à l’époque ça m’faisait bien rire. Faut dire que je suis plutôt bon public de base. Mais là, j’ai plus l’impression de le retrouver, il à l’air tellement différent. Alors forcément, ça soulève des questions. J’ai envie de savoir ce qui lui est arrivé pour qu’il change comme ça, mais j’pose pas de question, parce que j’sais que ça s’fait pas et j’ai pas envie de passer pour le boulet qui tape là où ça fait mal sans le vouloir. Parce que ouais, moi j’suis content que mes parents se cassent, mais j’sais qu’ils vont revenir, alors que lui, c’est une autre histoire. Il s’est fait lourdé par ses deux parents, ça, ça doit faire mal. J’suis sorti de mes réflexions intempestives par la voix d’Oskar. Il me demande si ce que je fais viens d’une passion et là, j’me mets à rire. Non, c’est plus fort que moi. Il est sérieux ? Fin, il capte où on est, il croit vraiment que c’est un rêve d’enfant de me balader à moitié nu devant des inconnus. Non, parce que si c’est le cas, j’vais devoir me poser des questions sur ses rêves à lui. « Carrément, j’ai toujours rêvé de me balader en mini-short devant des gars que j’connais pas. J’réalise mon rêve-là. » Je lui offre un grand sourire, amusé. Elle est bien bonne celle-là. De nouveaux clients arrivent et j’sais très bien que je ne vais pas pouvoir traîner plus longtemps. « Essaye de faire moins peur aux clients tu veux, on se revoit plus tard. » j’lache ça simplement et j’m’en vais. Il est temps de se mettre au travail, servir mes premiers clients et tout l’reste. Gagner ma vie quoi.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Dim 15 Mar 2015 - 20:57
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.« C'est ton boulot à toi de les faire rester, pas le mien. »

En gros c'est ça, pas vrai ? Les mecs en petites tenues sont là pour épater les clients et les pousser à consommer pour qu'ils lâchent le flouze et les vigiles sont là pour protéger le cul des dits-mecs en petites tenues et dégager les clients qui abuseraient un peu trop. C'est comme ça qu'ça marche et ainsi va l'ordre des choses. Autant s'en tenir à ça et que chacun aille dans son rôle. Puis j'vois pas comment j'pourrais faire fuir des clients si j'm'adresse pas à eux. J'suis pas là pour leur taper la discut', bien au contraire. Si j'me mets à faire la causette aux gens, que j'laisse quelqu'un me tenir la jambe une éternité, j'vais faire comment pour surveiller ? J'vais m'en tenir à c'que j'dois faire et le sourire on verra ça s'il y a un miracle, hein ? Ouais, j'suis carrément d'accord avec moi pour le coup. Et, t'sais quoi ? Liam n'a qu'à encore mieux remuer du derche pour les clients et comme ça, ça rattrapera mon manque de jovialité.

N'empêche que j'me demande encore pourquoi j'ai posé cette question débile au rouquin. T'sais "est-ce que t'as toujours eu cette passion ?" Mais merde, qu'est-ce qui est passé par ma sale caboche pour que j'demande ça ? C'est ridicule. D'ailleurs quand il m'répond j'vois bien qu'il se fout de ma gueule mais ça m'énerve même pas. Il a clairement raison là, j'peux pas le nier. J'peux même avouer - secrètement - que sa réponse m'amuse. C'est qu'il a un sacré sens de l'humour le fils Broderick, hein ?

J'me moque : « J'm'en doutais, j'étais sûr que t'avais c't'ambition dans la vie de tortiller du fion pour un troupeau de pédérastes en rut. »

J'le dis pas méchamment. Enfin. Pas envers Liam. Qu'ça le soit envers les clients, j'en ai clairement rien à battre. J'les connais pas, ils m'connaissent pas et en plus ils m'entendent même pas au vu d'la musique qui comble le silence. J'me prive pas d'me montrer franc, surtout si c'est pour dire du mal en fait. Les compliments et remarques sympa, c'est largement plus compliqué à cracher. J'sais même pas si j'ai déjà eu des mots gentils pour quelqu'un un jour, d'ailleurs. Au pire, j'suis pas sur Terre pour flatter l'ego de ceux qui veulent s'faire enfler la tête à coup de blabla totalement gratuit et hypocrite environ 98% du temps.

Sa remarque me laisse pas mal de marbre faut bien l'dire, il ne fait que répéter c'qu'il est venu m'dire à la base avant que j'lui pose cette question conne. Tout c'que j'ai fait c'est lui lâcher un « ouais c'est ça, on lui dira demain ».
Traduction : J'en ai rien à branler.
Traduction bis : Arrête de m'emmerder.

Puisque Liam est parti faire son boulot, moi j'me mets aussi à faire le mien puisqu'il y a de plus en plus de monde dans la salle. Quand j'en vois certains, j'suis à deux doigts de la crise d'urticaires. Non mais sérieux, tu l'vois l'autre avec son accent de gonzesse et sa gestuelle de tapette ? Un vrai cliché ambulant. Hé, non mais j'ai rien contre les homos, chacun prend son plaisir où il se trouve, mais quand même... Faut pas abuser non plus. Ouais. J'suis p't'être un connard d'intolérant mais j'y peux que dalle moi, les spécimens qui ont ce comportement effémine comme ça, ça m'file des boutons. Les types qui assument d'être des hommes, c'est tellement plus... Attirant ? Sexy ?

Quoi ? Fais pas c'te gueule, range tes soucoupes.

J'm'éloigne de la folle pour me mêler un peu aux autres qui sont de plus en plus nombreux. J'vérifie qu'personne fait de conneries et qu'personne se fait harceler non plus. Quand j'avance comme ça, sans m'presser, j'me dis que ça doit s'voir que c't'endroit il est pas fait pour moi. J'me sens comme un cheveu sur la soupe. T'sais, comme une bouse posée là par pur hasard.

C'te sensation s'amplifie quand j'capte qu'un type est en train de me fixer. Là mon gars, va y avoir une couille dans l'potage si tu continues à me mater comme ça. Ah putain, comme j'déteste. Il capte mon regard noir, détourne le sien. Voilà, parfois y'a pas besoin de parler.
Hé attends, il s'fout de ma gueule là ? J'vais l'buter ce connard ! J'm'avance vers lui, passablement agacé puis j'lui lance :

« Vire ton regard de vicieux d'mon cul, j'suis pas à vendre. »

J'me retiens de justesse de le qualifier ouvertement de gros dégueulasse juste parce qu'il m'énerve. Il m'dit un truc, j'écoute même pas. Vaut mieux que j'trace avant d'avoir à lui péter sa gueule à ce peigne-cul de mes deux.
Sans vraiment en être conscient, j'ai cherché Liam du regard. C'est con, j'crois que j'me suis fait avoir pour le coup, j'crois que c'est un repère puisque c'est le seul que j'connais ici. Fais chier, c'bien pour ça que j'fais en sorte de pas bosser avec des gens que j'connais en général. Mon regard le trouve sans tarder, il vaque à ses occupations, il a l'air tellement à l'aise que j'crois que j'vais en mourir. Et l'autre truc qui me tue, c'est qu'il a même pas l'air ridicule dans son habit de travail. Moi j'préfèrerais être pendu que d'avoir à porter c'truc. Faut dire que j'suis pas foutu comme un G.I. Joe non plus.

Attends, c'est une main qu'il a sur le cul là ? C'est normal ça ?
C'est à c't'instant que j'me dis que j'aurais du mieux écouter les instructions, p't'être que l'autre m'a briefé sur le « trop de tripotage ». Ou p't'être qu'il m'a carrément laissé dans l'flou aussi l'enfoiré. J'suis le prolongement de la main, le bras, pour voir qui est le type qui touche le derrière du roux. Un mec... Dégueulasse. Dans le sens vachement laid. J'regarde de nouveau Broderick, j'cherche un signe chez lui qui pourrait m'indiquer qu'il voudrait que quelqu'un le débarrasse de ce relou qui s'en donne à cœur joie pour tâter la marchandise.


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Mar 17 Mar 2015 - 12:11
Le hasard, toujours le hasard
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« C’est toujours plus simple de les garder si tu ne les fais pas fuir » c’est plutôt logique, non ? Bon, okay, ça peut être con dit comme ça et pourtant, j’trouve que ça coule de source. Non, parce que bon, le gars il fait partie de la sécurité, je suis d’accord, mais s’il tire la tronche, on a l’impression qu’il se fait chié et ce n’est pas bon pour le commerce. Et il ne doit pas oublier que le chiffre d’affaire c’est ce qui va lui payer son salaire à la fin du mois, alors autant prendre la peine de sourire un minimum. Ce n’est pas comme si je lui demandais d’avoir la banane et d’adorer ce qu’il était entrain de faire. Non, je veux juste un petit sourire, même un simple rictus si ça peut lui faire plaisir, mais au moins quelque chose de positif quoi. 

J’étais prêt à lâcher l’affaire et à arrêter d’essayer de faire parler ce mur d’Oskar quand c’est lui qui me pose une question et quelle question. Là, j’suis obligé de me moquer, mais j’crois que même lui à compris que c’était totalement idiot comme question Seulement, je préfère en rire que de mal le prendre. Après tout, je suis sûr qu’il n’a pas demandé ça méchamment et au vue de la tronche qu’il tire il a même dû dire ça s’en vraiment s’en rendre compte. C’est marrant de voir ses premiers pas vers un peu de socialisation. Je souris d’avantage quand il me dit qu’il s’en doutait. Franchement, j’aurai pas eu des masses d’ambition si dès mon plus jeune âge j’avais voulu finir ici à me déhancher devant des vieux. Enfin, maintenant je suis bien content que ça puisse me payer mes cours à la fac, je ne vais pas m’en plaindre, mais si on m’avait dit que je ferais ça y a dix ans, j’pense que je ne l’aurai pas cru. « Si tu savais. » j’retorque ça en riant. J’ai pas honte de ce que je fais, bien au contraire. Je balaie la pièce d’un mouvement de la main « Et tu vois, mon rêve est devenu réalité, je peux mourir en paix, j’ai réalisé mon fantasme de gosse. » mes rêves sont magnifiques Finalement, je décide de le laisser, parce que si je veux que mon rêve continue de vivre je ferais mieux de travailler un minimum. On ne me paye pas pour taper le bout de gras avec un autre employé. 

À nouveau, la routine s’installe, d’une certaine façon, même si au final il n’y a jamais vraiment de routine dans ce travail, parce qu’il y a tellement de profils différents ici. La base reste la même. À la longue, on ne fait même plus vraiment attention aux clients et à leurs comportements parfois déplacés.  Certains oublient qu’on est aussi des êtres humains et se contentent de nous traiter comme de vulgaire morceaux de viandes. Au début, ça me révoltait et j’ai bien faillit casser les dents de quelques personnes, mais au fur et à mesure, je me suis rendu compte que ça faisait parti de travail et que si on n’y portait pas attention, ça passe beaucoup plus facilement. De toute façon, on a beau râler, ce n’est pas ce qui les arrête. C’pour ça que cette fois-là, quand je sens une main se poser sur mes fesses, je me contente de bouger, avant de croiser le regard d’Oskar, un peu plus loin. Je lui adresse un sourire, il a l’air déjà prêt à bondir. « Je devrais pouvoir m’en sortir avec ceux-là, cowboy » j’fini par lâcher ça au Makarov, alors que j’passe à côté de lui. « Fais pas cette tête-là, ça fait aussi parti du job de se faire mater. Bon, toi on risque moins de te toucher, mais ça doit être le gilet. » tant qu’on touche avec les yeux, y a pas mort d’homme.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Mer 18 Mar 2015 - 22:57
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.Non mais genre, c'quoi ce comportement exactement ? J'crois qu'à la place de Liam, ce crasseux aurait pris ma main dans sa gueule, j'aurais pas pu me retenir j'pense. Mais lui il s'est juste décalé. Ouais, c'est le bon comportement à adopter mais... Non j'pourrais pas. Heureusement que j'fais pas partie de ceux qui prennent le risque de se faire tripoter parce que j'supporterais pas. Là j'suis vigile, celui qui m'tripote, j'lui pète les doigts. Ouais... Enfin... Non. J'espère que ça va pas arriver sinon c'est sûr que j'perds le taf. J'suis le genre de mec trop impulsif, certaines situations me font réagir vivement sans qu'j'ai le temps ni d'analyser, ni de réfléchir à la réaction raisonnable à avoir. Enfin bon... Comme le rouquin m'dit qu'il va s'en sortir, j'cherche pas plus loin, j'passe à autre chose vite fait, j'peux pas regarder ça trop longtemps. J'allais finir mon p'tit tour quand Liam m'est passé à côté et m'a parlé. Décidément, il fait qu'ça me parler.

J'peux pas m'empêcher, j'lui réponds ça : « T'appelles ça mater, toi ? Moi j'appelle ça tâter le terrain dans l'objectif d'y planter sa tente. Et quand j'parle de tente, j'parle pas de camping, tu vois ? »

Ouais, des fois j'sais bien imager les trucs. J'parle bien d'une gaule qui déforme le froc. Une tente, un chapiteau. Le terme qu'vous préférez, ça revient au même de toute façon, j'trouve ça aussi peu ragoûtant l'un que l'autre.

J'lui dis : « Celui qui m'touche j'lui casse ses putains de doigts. »

J'le ferai pas.
J'essayerai de pas l'faire si ça se produit.
Si Dieu existe, qu'il fasse que ça s'produise pas, merci.

Je râle juste pour râler. Ça c'est un truc qui me caractérise bien et ce depuis des années. Y'a au moins un truc qui change pas chez moi, hein ? Forcément, ça peut pas être le truc le plus agréable de ma personnalité, faut pas rêver. Déjà, va savoir si j'ai déjà eu un truc agréable, moi ? J'en doute. C'pour ça que j'me retrouve comme un con.

« Si on t'emmerde, fais-moi signe. »

J'attends pas que la conversation s'poursuive, j'en ressens pas le besoin, bien au contraire. J'm'éloigne de Broderick et j'marche entre les gens, j'veille au bon déroulement de la soirée. Le temps passe lentement. Y'a des mecs à poil qui dansent avec des mecs habillées qui bavent là-dessus. J'arrive pas à me sentir emballé par l'ambiance et le milieu. J'te rassure, même les trucs du même genre en hétéro ça m'plait pas plus. J'suis sûrement qu'un vieux sectaire dans ma tête et peut-être pas que dans ma tête. T'sais quoi ? Au pire, comme j'suis pas pris dans l'ambiance, ça m'permet de bien me concentrer sur c'que je dois faire, j'suis pas perturbé par quoi que ce soit d'autre.

J'suis sûr que si Dieu existait, il aurait carrément pitié d'moi et il accélérerait le temps. J'ai l'impression d'être là depuis deux jours.
Ou alors ça serait un sacré enfoiré.

J'fais le tour, j'me pose, j'recadre un peu, j'envoie des regards réprobateurs quand j'vois de l'abus. J'fais mon taf. J'ai l'impression d'être enfermé dans ce machin depuis deux jours au moins alors que ça fait à peine quelques heures. Quand je jette un regard sur l'heure, j'vois qu'il reste encore un moment avant qu'ça soit la fin. A mon plus grand étonnement, j'le vis pas aussi mal que j'l'aurais cru. Ouais bon... On va pas dire que j'suis ravi mais on va dire que j'me fais un peu à l'idée et j'me motive en pensant à la paye. Ça aide. J'me dire que j'vais pouvoir acheter un peu de bouffe et rembourser une partie des dettes si j'm'applique et que j'fais pas le con.

J'vois un collègue de la sécurité, il m'dit qu'il revient de pause et que j'peux y aller à mon tour. J'ai l'droit qu'à un quart d'heure. Mais merde, un quart d'heure c'est carrément bon à prendre ! J'meurs d'envie de fumer, j'manque de nicotine là ! J'passe sans hésitation à l'arrière et j'prends mon paquet de clopes dans mes affaires avant de sortir. A l'arrière y'a carrément personne, c'est tranquille. J'm'adosse contre le mur et j'allume ma Marlboro. Aaaah ! J'crois que j'ai frôlé la jouissance quand la première taffe s'est insinuée dans mes poumons.


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Dim 29 Mar 2015 - 22:16
Le hasard, toujours le hasard
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Pas besoin d’avoir un sens de l’observation hors-pair pour se rendre compte qu’Oskar n’est pas super à l’aise ici. C’est plutôt compréhensible, fin j’adore le Bad Habit, mais c’est un monde bien différent de celui que fréquente le Makarov habituellement. Pourtant, ici, ce n’est pas la testostérone qui manque. U a même un peu que ça en fait. Peut-être un  peu trop pour lui. Enfin, il va bien finir par s’y faire, à moins qui ne veuille pas rester. C’est possible aussi. On verra bien s’il revient demain, déjà. Puis bon, j’suis pas sûr que de voir des gars avoir les mains un peu trop baladeuse l’aide à s’habituer à l’ambiance. Pourtant, ça fait bel et bien parti du contrat. J’le rassure de suite. J’suis pas de ce genre de gars qui hurle au viol dès la première main au cul. Sinon, j’aurai pas fini et puis bon, si je sais gérer des wendigos, j’dois être capable de gérer un vieux pervers. Ouais, ça doit être dans mes cordes. Sa réflexion me fait rire, l’image est pas mal et toute en finesse. Du grand Makarov. « C’est dommage, j’aime bien le camping pourtant. » je lui souris en lâchant ça. qu’est-ce que j’ai pu m’en taper du camping avec mon paternel. Rien d’tel que la vie à la dure pour nous former d’après lui. Alors, on a eu le droit à notre compte de nuits à la belle étoile. c’était si dérangeant que c’qu’il pensait. Au final, j’peux même dire que ces moments-là font parti des rares bons moments que j’ai passé avec mon père et encore, c’est plus les retrouvailles avec la nature qui m’intéressaient. Enfin, on moins j’peux dire que j’ai eu quelques moments agréables où mon père apparaît. Comme quoi, tout est possible. « On te touchera pas avec ton beau gilet. Les gars sont pas totalement cons. À moins que les gros bras à l’allure renfrognés leur fassent vraiment de l’effet. Là, je ne répond plus de rien. » je me remet à rire. J’peux pas faire autrement que d’le taquiner. C’est tellement facile en plus de ça. Un peu comme piquer la sucette d’un bébé, mais j’m’en lasse pas. Lui, peut-être un peu. Puis, s’il se met à casser les doigts de tout ce qui s’approche d’un peu trop près, il a pas fini et il risque de pas garder son taf bien longtemps. Puis il y a de grandes chances que les coups et blessures ne sont pas super positif pour le business. Et là, monsieur se barre. Il est vraiment aimable comme une porte de prison, un vrai amour. H’le laisse partir. T’façon, c’pas comme si j’avais autre chose à lui dire. J’vais finir par être à court de conversation avec ce grand bavard. Alors, j’préfère retourner à mes occupations. C’pas si j’étais payé à rien foutre. J’tiens quand même à mon salaire. Il m’est bien utile, parce que c’est pas mes parents qui vont m’payer mes études. Mon père fait déjà une jaunisse de me savoir à l’université. Ça doit d’ailleurs être le seul père à réagir de la sorte. Non, parce qu’on est d’accord, logiquement il est sensé être fier de la réussite de son fils. Bah non, monsieur Broderick est pas content, parce que je refuse de gâcher ma vie comme lui. Paye ton soutien. Quelques minutes plus tard, j’regarder l’heure et il est enfin temps pour moi d’aller prendre l’air. Parce qu’il fait vraiment trop chaud dans la salle. C’est le but en même temps, histoire de coller avec le thème et de pousser les gens à consommer. Je fais signe à mon collègue, qu’il ne me cherche pas en vain et je passe chercher ma veste et mon paquet de cigarettes aux vestiaires. De l’air pollué et de la nicotine. Rien de tel pour la santé. Heureusement que je fais beaucoup de sport à côté, histoire de garder mes poumons un tant soit peu en forme. J’pousse la porte et au final, j’suis pas étonné de voir Oskar, là, seul, la cigarette pendue aux lèvres. Un vrai tableau. La porte claque derrière moi et un nouveau sourire espiègle se dessine sur mon visage. Avec le bruit, il a forcément comprit que quelqu’un était là et j’préfère lui signaler ma présence, au cas où ses réflexes de chasseurs prennent le dessus et que je me retrouve avec un œil au beurre noir. « On est déjà entrain de tirer au flanc, cowboy ? » Haha, j’crois bien que ce surnom va le suivre un moment, ça lui va tellement bien, lui manque plus que les guêtres en cuir et les éperons et on s’y croirais presque.  Lui, j’suis sûr que ça va le faire râler. T’façon, c’pas comme si ce gars râlait pas déjà tout le temps. Non, pas du tout. Et faut avouer que moi ça m’amuse. Puis pour le coup, c’est plus amical qu’autre chose. Une sorte de surnom affectif, particulièrement ridicule, mais n’est-ce pas le cas de tous les surnoms ? On est d’accord. « Par contre, évites de trop l’ébruiter à l’intérieur, qu’t’es un cowboy j’veux dire. Non, parce qu’entre les village peuples et Brokeback Mountain, les cowboys se sont fait une sacrée réputation dans le milieu » j’lui adresse un clin d’œil avant d’allumer ma cigarette et d’en tirer une bouffé. J’aurai pu ne pas la faire celle-là, mais j’crois bien que j’m’en serais voulu. puis c’pas totalement faux. Les cowboys tout un symbole… « Fais pas cette tête. J’le dirais à personne. Ça sera notre secret. » faut bien rire, de temps en temps et puis, j’suis quelqu’un de confiance.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Lun 30 Mar 2015 - 23:33
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.J'repense à Liam qui est encore à l'intérieur. Ce mec se fout vraiment de ma gueule, j'sais pas ce que je lui ai fait pour qu'il se moque autant de moi mais bon... Enfin... J'imagine que ça doit être son état naturel, pis ça a pas l'air méchant. J'le prends pas mal c'qu'il me dit mais dans un moment où j'suis tendu, j'ai un peu de mal à faire de vraies répliques. D'ailleurs, comme il a du l'voir, j'réplique même pas parfois. Mon vieux m'a appris qu'on brasse pas de l'air à côté d'une flamme quand on veut pas l'attiser. Alors j'ai évité d'parler pour rien dire, j'avais pas envie de taper la causette, c'était pas le bon moment.

Je sais que ça m'ferait pas de mal de parler un peu à des gens mais c'est devenu... Compliqué. J'ai plus l'habitude. D'ailleurs, c'est pour ça que j'suis aussi bien dehors avec ma clope, dans l'air frais, tout seul...

Ah non, pas si seul que ça finalement. J'ai entendu la porte claquer et forcément, j'me suis senti obligé de tourner la tête pour voir de qui il s'agissait. C'était Liam. Décidément, j'vais finir par croire qu'il me suit celui là ! Non mais c'est vrai, comment il se démerde pour prendre sa pause pile en même temps que moi ? Enfin... Vaut mieux lui que n'importe qui d'autre. Pas qu'les autres valent rien puisque j'les connais pas mais au moins j'suis sûr de pas tomber sur un con qui va m'emmerder et risque d'me faire sortir de mes gonds. J'ai beau toujours devoir bosser dans des endroits publics, ça fait pas d'moi un type sociable, loin de là. J'crois même que j'suis plutôt aigri par les gens. Le moindre truc venant d'eux me saoule fortement.

Il se fout encore de ma gueule. Cowboy ? Sérieux ?

« Il faut c'qui faut. Une heure ça en dure quatre dans ce bordel. »

Je râle, encore et toujours, j'suis comme ça et on m'changera pas. Tu connais la rengaine au bout d'un moment. Mais c'est vrai que j'ai l'impression d'avoir passé une éternité dans ce bar à crever de chaud au milieu des clients en chaleur. Une pause au frais, c'est VRAIMENT ce qui me faut.

Et bien sûr, Liam peut pas s'arrêter en si bon chemin. Ben non voyons, ça serait bien dommage, pas vrai ? Mine de rien, j'l'écoute quand même. Ouais, même s'il dit de sacré conneries, ça me détend au moins un peu. J'le retrouve en fait, le gamin que j'ai quasiment toujours connu. Il se tape un sacré délire là avec les Village People ou encore Brokeback Moutain. Franchement, c'est à se demander ce qu'il a pris pour partir dans un truc aussi con. J'pourrais en sourire, mais en fait c'est pas venu naturellement.

« Tu commences sérieusement à me faire douter, c'est pas toi qui fantasmerait sur les cowboys par hasard ? »

Faut bien que j'lui renvoie quelque chose, non ? Ça serait salaud de le laisser parler dans le vide à chaque fois qu'il m'adresse la parole. Là on est tous les deux, on est tranquilles et en pause alors... Discuter, dire de la merde, ça me va. Enfin j'crois, on peut toujours tenter. J'ai quinze minutes pour le laisser me dire des conneries comme il semble si bien le faire.

Sa dernière phrase m'a légèrement fait rouler des yeux tandis que je tirais une taffe sur ma cigarette.

J'ai répondu : « J'vais t'en foutre du secret, le Leprechaun. »

VOILA. Moi aussi je lui donne un surnom débile. Mais ça lui va bien. Il est roux et Irlandais, alors c'est parfait. Bon... Il est grand, c'est le truc qui colle pas avec le surnom mais au pire, on a qu'à dire que c'est genre un badass Leprechaun taille XXL et fais pas chier. Des fois faut pas chipoter sur des p'tits détails à la con comme celui là, faut oublier ce genre de truc.


Dernière édition par Oskar Makarov le Mar 7 Avr 2015 - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Mar 7 Avr 2015 - 7:01
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L’air de rien, ça fait du bien de déconner un peu. J’aime bien mon travail, mais parfois faut avouer que c’est sordide et Oskar a le mérite d’être… rafraîchissant. Il a beau tirer la tronche tout le temps, il est différent de tout ceux que je vois au Bad Habit. Puis, ça m’amuse de le voir râler. On s’occupe comme on peut de toute façon. Puis il va pas le prendre mal, il sait que je déconne, s’il le prend mal, c’est qu’il n’a vraiment pas d’humour. Je finis par tomber sur lui, même quand je prend ma pause, je pense que si j’avais voulu le faire exprès j’aurai pas pu mieux faire. Il va finir par croire que je le suis, du moins c’est ce que moi je penserais à sa place. J’y peux rien moi, s’il décide de prendre sa pause deux minutes avant moi, il aurait très bien la prendre après non ? Puis ça n’a pas l’air de le déranger tant que ça. Il râle encore, ça doit être signe de bonne santé chez lui. 

J’le taquine avec son surnom. Cowboy, ça lui va tellement bien. Il a cet air renfrogné qui colle bien avec l’époque. J’pars dans mes délires de village people, ça m’éclate. J’plane un peu, ça m’permet de pas remarquer à quel point c’est ridicule ce que je dis et surtout ça m’empêche de la fermer. En général, avec ces pilule là, j’ai tendance à plus avoir de filtre et dire tout ce qui me passe par la tête et t’imagines pas à quel point j’peux avoir des tonnes de conneries qui me passent par là. Il m’éclate quand je l’entends me demander si au final ce n’est pas moi qui adore les cowboys. Il est sérieux ? Quoique dans le fond, j’ai jamais rien eu contre les cowboys, le vieux cuirs et les éperons ça peut avoir son charme. « J’avoue que dans les village peuples, le cowboys reste le plus sexy, mais bon c’est pas compliqué, ils ont tous l’air ridicule dans ce trucs. » je me remet à rire d’avantage. Le pire c’est que je dis la vérité, ils ont l’air ridicule les gars à se dandiner avec leurs costumes… Bon okay, j’suis pas mieux, mais ça forcément je me garde de lui dire.

Je le taquine, lui disant que de toute façon j’irai pas en parler aux autres, tout ça. J’avoue que j’aurai certainement l’air con si j’arrête un gars au hasard pour lui dire que ce mec est un cowboy. Ce n’est pas comme si ça me dérangeait de passer pour un con, mais si j’peux éviter, j’essaye. J’arque un sourcil quand il m’appelle Leprechaun. « Pour ta gouverne, les Leprechauns mesurent à peine 10 centimètres. » je me désigne d’un signe de main « J’suis loin de faire 10 centimètres. » tout ça parce que je suis roux. Cliché. Enfin, ça me fait bien rire, Oskar décide enfin de se lâcher un minimum alors je ne vais pas m’en plaindre. Je passe une main dans mes cheveux et l’observe l’espace d’une seconde. « Comment t’as fais pour atterrir là ? » la curiosité, quand elle s’y met. C’est juste qu’il a tellement l’air d’être à des kilomètres de sa zone de confort. Il a l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Mer 8 Avr 2015 - 1:00
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.Le cowboy des Village Peoples serait donc le plus sexy du groupe, hein ? Il dit ça sérieusement ? J'espère que non. Va pas te faire des idées, c'est pas une question de désaccord, moi j'ai aucune idée de ce à quoi ils ressemblent exactement. C'est surtout comme il l'a dit après : ils sont carrément ridicules ces gars. Quoi que ça reste quand même moins bizarre à mon goût que des types qui s'baladent en mini-short. Ouais, les danseurs et serveur de ce bar n'attirent pas plus mon respect que les Village Peoples. J'les dénigrerais pas beaucoup plus que ça, j'suis personne pour faire ça mais clairement, je sais d'avance que je me ferais jamais à ce milieu même si je sais que je vais devoir le supporter encore un moment si je veux pas me retrouver dans une merde encore plus noire que celle où j'essaye déjà de pas me noyer. C'est pas une sinécure mais je devrais survivre. J'espère.

« C'est tellement cliché. »

Je sais, j'peux juste pas comprendre. J'suis pas assez ouvert d'esprit.
Je suis vieux dans ma tête, et tu sais quoi ?
J't'emmerde.

Bizarrement, quand il me parle du Leprechaun qui ne mesurerait que dix centimètres, je n'ai même pas pu retenir un léger sourire en coin.
Voir : Goguenard.
Voir : Railleur.

Putain, c'est juste horrible les pensées qui me sont passé dans le crâne et que je n'ai même pas réussir contenir. J'te jure merde ! C'est sorti absolument tout seul. Et c'qui est sorti, c'est ça :

« Faudra voir c'qui est susceptible de mesurer dix centimètres chez toi dans c'cas là. »

J'sais même pas ce qui m'a pris de lui balancer un truc comme ça et le pire, c'est que j'arrive même pas à avoir honte. J'me marre même. J'crois que j'ai chopé un coup de chaud dans le bar - à cause de la chaleur, rien d'autre - et ça m'a fait fondre quelques neurones. Ouais ça doit être ça. C'que j'suis con des fois quand même. Ça fait à peine quelques heures que j'l'ai retrouvé - si on peut dire ça puisque je l'ai pas mal fui - et j'parle déjà de l'éventuelle taille de sa bite. J'sais pas si c'est marrant ou carrément triste mais c'est pas grave.

J'me suis quand même calmé, faut bien quand même. J'vais pas me marrer comme une baleine pendant deux heures non plus, faut pas déconner. Mais j'avoue que j'me suis auto-killé alors qu'au final c'est même pas drôle. Il s'en remettra, hein ? J'suis sûr que j'ai déjà du lui en sortir des conneries comme ça avant. Quand il m'a demandé comment j'ai atterri ici, j'ai haussé les épaules.

« J'avais besoin de thunes. »

Bah... Ouais, voilà. Après c'est pas forcément le pourquoi du comment, mais c'est la raison. La seule et unique raison. Ça et parce que j'ai rien trouvé d'autre et qu'en plus c'est pas mal payé. Ça vaut donc le coup de vivre la nuit et de se faire chier.

J'ajoute : « Il me fallait un nouveau taf et j'ai trouvé que celui-là. »
J'ajoute : « J'savais pas que ce genre d'endroit mettait des petites annonces dans le journal. Comme quoi on trouve des tas d'trucs. »

J'y pense. Et lui, pourquoi il est là au juste ? J'croyais que son but dans la vie c'était d'faire des études pour avoir un bon boulot plus tard. Il ferait les deux en même temps ? Putain, ça doit être chaud quand même. Après j'sais pas hein, j'm'imagine. Ou peut-être qu'il a carrément lâché l'affaire avec ses ambitions de grandes études. Depuis l'temps, j'ai vraiment rien appris sur lui, même pas en entendant les gens commérer dans les différents endroits de Beacon Hills dans lesquels j'ai bossé.

« Pourquoi tu bosses là ? T'as lâché les études ? »

J'tire la dernière taffe de ma clope avant de laisser tomber le mégot et d'l'écraser. Va falloir que j'y retourne mais avant d'rentrer, j'attends qu'il me réponde.
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Sam 11 Avr 2015 - 5:14
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Oskar est un être étonnant, faut l’avouer. Quand j’étais sûr qu’il était irrécupérable et que jamais il n’irai parler de lui-même, il se met à me vanner. Bonne surprise. À mon surnom de cowboy, il rétorque Lepreuchaun. Forcément. Je suis irlandais, je suis roux, alors je suis un lepreuchaun. Cliché ! Il a l’air de se détendre et c’est plutôt agréable à voir. J’avais oublié qu’Oskar pouvait être un mec amusant. Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres alors qu’il me taquine en me demandant ce qui mesure dix centimètres chez moi. « Il n’y a rien qui mesure dix centimètres chez moi. » je souris « Tout est bien plus grand. » je me mords la lèvre inférieur histoire de m’empêcher d’éclater de rire. Il me cherche, faut bien que je le taquine moi aussi et je me doute que ça risque de le faire tiquer. Faut bien jouer un petit peu, puis là pour le coup, il n’y a rien de bien méchant, je peux très bien parler de la taille de mon tibia. Bon, bien entendu, la plupart des gens ont l’esprit mal placé alors ils vont se faire des films.



La discussion dérive un peu et je viens à lui demander ce qu’il fait ici, à des kilomètres de son univers habituel. Je me doute qu’il est un peu en galère, je n’ai pas eu de nouvelles de lui depuis un bon petit moment, mais je sais de par mon père que le sien c’est barré le laissant seul. C’est un coup dur ça. Parce que bon, mes parents me saoulent clairement et je ne les regretterais pas forcément s’ils se cassaient, mais je pense ça parce que je sais très bien que quoiqu’il arrive, mes frères et ma soeur seront là pour moi. Oskar, lui, n’a plus personne. Il doit se démerder tout seul. C’est l’une des premières leçons que nos pères nous ont appris. Le système D. « Comme tout le monde. » c’est vrai quoi, en général ce genre de taff tu le prends parce que t’as besoin d’argent, tu ne fais pas ça juste pour le plaisir. Enfin, après pour moi ce n’est pas vraiment une torture, faut pas abuser, mais de base ce n’est pas vraiment le genre de job que je m’attendais à tenter. Apparemment, lui aussi était en galère d’argents et ce travail lui est apparu comme la dernière solution. Ce n’est pas plus mal que ça, ça m’a permis de lui reparler, même furtivement.



Forcément, comme on pouvait s’y attendre il me demande ce que je fais là, moi. Fallait s’en douter. De base, j’ai toujours dis que je voulais faire des études, pour me barrer le plus loin possible du monde de mon père. Et c’est toujours le cas, j’ai bien l’intention de faire tout mon possible pour me sortir de là. « C’est justement pour payer mes études que je fais ça. » ouais, j’enchaîne deux journées en une cinq jours par semaine et je suis toujours vivant. « Comme on pouvait s’y attendre mon père a refusé de m’aider à payer mes études, alors j’ai une bourse d’études, mais pas assez grosse pour payer la totalité de mes cours. J’suis obligé de travailler à côté. Pour payer le loyer aussi. » Parce qu’il n’était pas le seul à avoir des parents irresponsables. Les miens n’étaient pas beaucoup mieux, à la différence que les miens se souvenaient de temps en temps qu’ils avaient des enfants qui les attendaient à Beacon Hills. Quand même. « Puis ce n’est pas si mal que ça en à l’air. Ça paye bien. » Enfin, je n’ai aucune idée du salaire du gars de la sécurité, mais je sais que pour les danseurs, les salaires sont plutôt correct, sans compter les pourboires qui sont parfois bien généreux.

Ma pause fini je retourne travailler, j'vais pas lui tenir la jambe plus longtemps. Je ne sais pas trop si je vais le revoir après ça. Oskar est pas du genre qu'on peut cerner en quelques minutes. Le pire c'est qu'on vit dans la même rue et qu'on ne se croise jamais. Tiens, ça m'fait penser qu'il faut que je trouve un moyen de rentrer ce soir, à moins que je ne dorme pas chez moi... l'idée n'est pas mauvaise. C'est à méditer.  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Jeu 16 Avr 2015 - 0:38
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.« Oula mon gars, passe moi les détails ! » fis-je tout de même très amusé.

Bon tout va bien, il a rien pris mal, c'est l'mieux. Il aurait juste manqué qu'il se vexe pour une vanne à la con avec tout c'qu'il est capable de m'envoyer à la gueule pour sa part. Il a p't'être pensé que j'm'offusquerais mais... Non. J'suis pas un coincé dans l'fond. Si j'suis pas en état de stress j'peux facilement faire preuve d'humour... Enfin... Pas avec n'importe qui, mais avec lui ça passe.

On s'est pas attardés plus longtemps qu'ça sur le sujet des centimètres. C'était juste de la connerie de toute façon. Il m'a demandé c'qui m'avait amené à bosser là, j'lui ai dit que j'avais besoin d'un nouveau taf, j'me suis pas plaint... J'ai jamais été du genre à me plaindre. Enfin si, j'me plains, mais pas d'mes malheurs, juste des trucs qui m'énervent. On va dire que c'est une façon d'évacuer la pression pour éviter de péter les plombs. Ouais parce que j'veux pas dire, mais y'a des moments j'suis à deux doigts d'avoir envie d'me tirer une balle pour me débarrasser de toutes ces emmerdes.
J'te rassure, je me reprends vite après.
J'sais pas comment je fais, mais j'me reprends.

Ah tiens, c'est bien une éventualité à laquelle j'ai pensé qu'il m'annonce là : il cumule le job et les études. Il en a du courage putain ! Mais j'comprends mieux quand il me dit qu'il a pas assez de sa bourse pour tout payer. Ouais... L'état, ces gros radins. Mais quand j'y pense... Il a pas des parents pour l'aider à la base ? Ses vieux m'ont jamais eu trop l'air dans le besoin non plus alors ça m'surprend un peu qu'il soit obligé de faire tout ça pour pouvoir payer... Ah non, son père veut pas qu'il continue ses études. C'est surprenant quand même. Même le mien voulait que j'en fasse, histoire de... J'sais pas, sûrement de faire bien. Oui, c'est foutu maintenant mais j'avoue que j'comprends pas trop son père. Et quel loyer il paye ? Il a un appart' ? Une chambre peut-être ? J'en sais foutre rien, j'vais pas lui faire tout un interrogatoire non plus. Ça m'regarde pas trop.
Et puis : les questions engendrent les questions.
Et puis : j'veux pas qu'il me questionne en retour.

« Je vois. »
J'ajoute : « Des fois c'est pas plus mal d'avoir à s'démerder tout seul. »

Même quand on a encore quelqu'un comme lui, c'est bien se savoir se débrouiller, au moins on est pas trop déphasé quand on se retrouve seul. Heureusement pour moi que je savais déjà me démerder quand les autres se sont barrés, sinon j'crois qu'on m'aurait perdu depuis un bail...
« On » ? Personne m'aurait perdu. J'ai personne, c'est vrai.

J'veux bien le croire quand il dit que ça paye bien, mais même si j'étais bien foutu, il serait pas question que j'me balade en mini-short au milieu de ces vieux pervers dégueulasses. Déjà que j'me sens limite violé quand ils me fixent ce soir... J'prendrais pas le risque de retirer la moindre couche de vêtements devant eux, pas même pour le pognon, plutôt recevoir une redevance de dette de plus.

J'cherche pas à prolonger la discussion, y'a pas matière à continuer de bavarder, puis pour moi aussi la pause est terminée, j'dois retourner dans ce truc où y'a des mecs malsains collés à des mecs encore plus malsains tous les cinquante centimètres. J'pénètre vraiment dans un autre monde là, une autre planète lointaine et en même temps si proche. Bon sang, et dire que ces types c'est les travailleurs de notre pays, les hommes qu'on croise dans les rues aussi... Dire que c'est les mêmes. C'est chaud.

J'ai arrêté de penser pour le reste de la soirée, il fallait pas que j'pense, c'était ça la solution. A partir de là, le temps a défilé bien plus vite tandis que j'faisais mon taf. Les quelques petites heures qui restaient à faire se sont écoulées et j'me suis rendu dans le vestiaire pour poser le gilet et récupérer mes affaires. J'ai enfilé ma veste puis quand j'allais sortir, j'ai remarqué Liam. J'avais quasiment oublié qu'il était là lui, il m'était un peu sorti de la tête j'avoue. J'me surprend moi-même pour le coup.

« Hé, Broderick. Tu rentres comment ? Tu veux que j'te ramène ? Chez tes vieux ou... Peu importe, j't'amène où tu veux. »

J'fais que proposer, j'l'oblige pas à accepter non plus. Peut-être qu'il a prévu de rentrer avec quelqu'un d'autre, ou même de pas rentrer du tout, j'en sais rien. Perso j'm'en fous, moi j'vais rentrer, c'est clair et net, j'ai besoin de tranquillité.
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Ven 24 Avr 2015 - 18:43
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Discuter avec Oskar c'est pas si mal que ça dès l'instant où Monsieur décide d'y mettre un peu du sien. Ca n'a pas été facile, mais j'ai quand même réussi à le faire parler. J'ai peut-être fait un exploit sans m'en rendre compte en fait. Ouais, ça doit être ça, me faudrait une médaille tiens. Quoique les médailles c'est un peu encombrant et pas super pratique. Bref, je m'égare. Il me demande ce que je fais là, je lui explique vite fait que j'ai besoin d'argent pour payer mes études. Pas que, l'argent sert aussi à aider mes frères et soeur à payer le loyer que mes parents oublient régulièrement de régler. L'air de rien, tout comme Makarov on a rapidement appris à se démerder seuls. De toute façon ce n'est pas comme si on avait le choix, ça craint de devoir vivre dans un carton quand même. Surtout quand on est aussi nombreux que nous, il en faut un grand de carton pour loger tout le monde.

J'le laisse sur ça et je retourne justement au taff qui me permet de payer tout ça. Contrairement à ce qu'il pourrait croire, ce n'est pas si horrible que ça. Bien au contraire. On s'éclate bien ici, une fois qu'on passe outre les vieux libidineux. J'crois que c'est la première chose que l'on remarque en arrivant ici, forcément, parce qu'il y en a partout, mais une fois qu'on a oublié ça, c'est plutôt sympathique. On va dire que j'aurai pu trouver carrément pire pour gagner ma vie. Je ne sais pas si j'aurai vraiment supporter de taffer dans une usine, à la chaine ou quelque chose comme ça. J'aurai certainement dépéri en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

D'ailleurs, j'y retourne servant les clients qui attendent leurs commandes. Bon, ils n'ont pas l'air trop pressé, donc ça devrait le faire. Je suis plutôt rodé à l'expérience donc pas vraiment besoin de trop réfléchir. La musique me fait oublier beaucoup de choses et ce n'est pas un mal. Toutefois, le reste de la soirée passe plutôt vite, si bien que je ne me suis même pas rendu compte que mon service était déjà terminé.

Finalement, je m'en vais me rhabiller. Je n'ai toujours pas d'idée de comment je vais rentrer chez moi, mais ça ne m'inquiète pas plus que ça. J'trouverai bien un moyen, je suis pleins de ressources. Enfin là pour le coup, je n'aurai même pas besoin de les utiliser puisqu'à peine j'étais retourné au vestiaire pour me changer j'croise Makarov et c'est de lui-même qu'il me propose de me ramener. Si ce n'est pas beau ça. « Où je veux ? » je demande amusé, non sans une once de sous entendu. Faut bien s'amuser un peu, puis j'pense pas qu'Oskar le prenne mal. Et si c'est le cas... tant pis pour lui. J'lui souris, comme souvent et acquiesce « J'veux bien, ouais, j'habite toujours au même endroit. » pourquoi changer une équipe qui gagne ? J'aurai pu me prendre un appart près du campus, histoire d'être le plus près possible de ma fac, mais je n'voulais pas laisser mes frères et ma soeur se débrouiller seuls. Ça aurait vite été Bagdad. « Faut juste que je me change »  ouais, parce que bon, me balader comme ça dans la rue, j'suis pas sur que ça le fasse bien longtemps. Je l'abandonne donc pour aller mettre des habits plus passe-partout. Un jean et un tshirt ça fera bien l'affaire. Quelques minutes plus tard je retrouve Oskar, le sourire toujours aux lèvres. « Let's go! » J'ai toujours autant la forme. Je sors et m'allume une cigarette, attendant que le brun me rejoigne. Je le regarde un instant avant de lui demander « Alors, ta première expérience au Bad Habit ça donne quoi ? »


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Lun 4 Mai 2015 - 22:42
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.Quand il répète le fait que j'lui ai proposé de le déposer où il voulait et que j'vois sa tête, j'peux pas m'empêcher de faire une gueule perplexe. C'quoi ça ? Y'a un sous entendu derrière ? J'sais pas vraiment où il veut en venir mais j'peux pas faire autrement que d'lui répondre :

« Où tu veux... Dans l'sens où j'te pose, tu fais ta vie et moi j'fais la mienne en tête à tête avec mon pieu. »

J'ai ni l'énergie, ni l'humeur adéquate pour aller faire je n'sais quoi je n'sais où. Là ma seule envie c'est de rentrer chez moi. Retrouver ma baraque pourrie et me plonger dans des draps plus trop frais qu'j'ai pas eu le temps ni la motivation de changer depuis je n'sais combien de temps.

Finalement, la tête rousse veut bien que j'la ramène et puisqu'il dit qu'il habite toujours au même endroit, j'imagine que c'est là-bas qu'il faudra que j'l'amène. Bah... Au moins j'aurais pas de détour à faire vu qu'on habite dans la même rue. Cool, j'serais plus vite rentré comme ça... Ouais, j'pense plus qu'à ça. Puis j'ai la dalle alors va mieux falloir que j'aille vite me coucher pour oublier ça jusqu'à demain matin.

J'ai pas bougé en attendant que Liam aille se changer. J'avais pas grand chose à faire pour m'occuper en attendant de toute façon, puis il a pas mis des plombes. Il est même revenu super vite dans une tenue moins affriolante... Là, j'ai vraiment l'impression que c'est lui. Ca m'fait moins mal de le voir fringué comme ça, sérieux. J'ai de nouveau sous les yeux le fils Broderick comme j'l'ai toujours connu et pas c't'espèce de reine de la nuit en mini-short. J'le préfère carrément comme ça mais j'dis rien. J'vois pas tellement c'que ça changerait que j'commente : il en aura carrément rien à branler, j'le sais bien. Puis bon, c'est pas tellement mon rôle de critiquer : on gagne sa croûte comme on peut... Même si perso, j'irais jamais jusque là. Chacun son truc : j'préfère la pénibilité des tâches aux regards et mains baladeuses des vieux dégueulasses.

J'l'ai suivi à l'extérieur et j'ai pas pu faire autrement que de l'imiter en sortant une clope avant de l'allumer. Putain... J'aime tellement c'te clope « d'après truc chiant », elle passe mais... Vraiment trop bien quoi. Elle est merveilleuse. Ouais, j'suis carrément sérieux là... Et j'peux pas m'empêcher de m'demander si Liam l'est quand il me pose sa question. Franchement... Comme s'il s'en doutait pas. Il m'connait, non ?
Ouais, je sais que j'ai changé, il l'a fallu.
Mais au fond j'suis toujours le même.
J'serais jamais quelqu'un d'autre.

Sans détour, j'réponds : « Épuisant pour les nerfs. »

J'crois que ça serait difficile de faire plus clair que ça, pas vrai ? J'ai trouvé ça chiant. Mais au moins j'l'ai dit poliment pour une fois, on peut pas m'l'enlever : c'est un bel effort de ma part parce que j'suis pas du genre à mâcher mes mots. Mais j'crois que l'ambiance m'a un peu trop embrouillé la tête, ça m'a fatigué. Ainsi vont les choses, hein ?

« J'sais pas comment tu fais pour aimer être dans cet endroit. Y'a trop d'bruit. Trop d'monde. »

C'est c'que j'ai dit tout en marchant le long du trottoir pour aller rejoindre ma bagnole que j'ai garé un peu plus loin. Là où j'ai trouvé d'la place quoi. Ca m'tue pas de parler en attendant. J'lui ai dit c'que je pense. Mais c'est tout con en fait : on est carrément différents. Limite opposés. C'était clair que si moi j'détestais, il ne pouvait qu'apprécier. Ou à la limite tolérer. Moi sur le long terme, j'risque d'avoir trop d'mal à supporter. J'suis un solitaire, les gens... C'est mieux quand j'les côtoie à petite dose. Moins j'les vois, mieux j'me porte.
C'est clairement ça.

Je sors mes clés une fois auprès de la voiture et déverrouille ma portière avant de monter et de me pencher pour déverrouiller le côté passager. Ben ouais. Tu t'attendais à quoi ? J'm'appelle pas Crésus, ma bagnole elle est aussi vieille que moi. Elle était à mon père et maintenant c'est la mienne. Beaucoup la qualifieraient de « poubelle » vu la gueule qu'elle a mais... Au moins elle roule. C'bien le principal non ?

« Pour ce soir, ça sera le carrosse du pauvre. Ça doit t'changer non ? »

J'me doute bien qu'il doit pas prendre le bus à cette heure-ci. J'crois qu'il y en a même pas en circulation. Et s'il se fait ramener, ça doit être dans de jolies voitures. Là c'est raté. Mais au pire, il va pas jouer à la princesse, hein ? Non. Il m'semble pas que ça soit son style.
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Sam 23 Mai 2015 - 6:45
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Il comprend pas les sous-entendus, qu'il est mignon. Ça me fait plus rire qu'autre chose en réalité, comment peut-il être aussi aveugle que ça ? Enfin, je n'insiste pas, de toute façon, je pense que ce n'est pas utile. Puis vu comment il est coincé là, il risque de nous faire un malaise. Puis ça m'arrange qu'il puisse me ramener chez moi, j'avais pas forcément envie de galèrer pendant deux heures pour trouver un moyen de rentrer chez moi. C'est plus simple pour le coup et puis de toute façon, Oskar habite dans le même quartier que moi, alors il n'aura pas besoin de faire un détour pour me déposer. Et le pire, c'est que je n'ai même pas eu à demander. On s'en va rejoindre sa voiture et j'lui demande comment ça s'est passé sa première soirée. Il me dit que ça a été épuisant. Bizarrement, je n'en doute pas un instant. Il n'a vraiment pas l'habitude de ce genre d'ambiance et faut avouer que le Bad Habbit, c'est un peu spécial, mais une fois qu'on s'y est habitué on ne peut plus s'en passer. D'après il y a trop de monde et trop de bruit, ça me fait rire. « Tu sais, quand t'as été élevé chez moi, le bruit t'es habitué. Puis c'pas si mal que ça une fois qu'on s'y est fait. » Forcément, j'y suis habitué depuis le temps, j'ai grandi dans un environnement où le bruit est chose commune alors bon, on va dire que j'ai besoin que ça bouge pour ne pas m'ennuyer. Je ne suis pas quelqu'un de très posé non plus, j'ai besoin de mouvements autour de moi.

On arrive au niveau de sa voiture, elle n'est plus toute jeune. Enfin, tant qu'elle a quatre roues et qu'elle roule, moi ça me va. J'vais pas commencer à faire la fine bouche, faut pas déconner. J'attends devant la portière qu'il daigne me l'ouvrir, parce que je suppose que le bolide n'a pas d'ouverture centralisée. J'en profite pour observer un peu Oskar. Ça fait longtemps. Il est marrant avec son éternel air bourru accroché à la face. Tout le temps tirer la tronche comme ça, ça doit être fatiguant quand même. Je grimpe dans la voiture et il me dit que sa bagnole doit me changer de ce que j'ai l'habitude d'empreinter. Je hausse les épaules, tournant la tête vers lui. « J'viens ici en bus ou à pieds alors bon, je me fiche un peu du carrosse tant que je rentre tranquillement chez moi. » j'arque un sourcil en pensant à un truc « Mais en vrai tu m'prends pour une pute de luxe ou je rêve ? »  en y repensant, je ne vois que ça vu toutes les réflexions qu'il m'a faite. Il pense vraiment que je me prostitue ? Sympa. Il doit vraiment avoir une piètre estime de moi pour penser à ce genre de chose. Je pourrais être vexé, je le devrais certainement, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête avec ça, je ne sais pas trop si c'est ma nature ou les pilules qui parlent, mais en tout cas, je n'y porte pas plus d'importance que ça. « Je ne me fais jamais payer pour ce genre de service allons. » dis-je avec un clin d'oeil amusé. Cette réflexion est clairement pour le taquiner, parce que je l'entend déjà râler et me dire qu'il veut pas savoir ce genre de choses ou quelque chose comme ça. La prochaine fois, il évitera de me prendre pour une pute et peut-être que je serais moins taquin avec lui. J'ai bien dit peut-être, ce n'est pas sûr encore.

Le Makarov se met en route et pour une fois je reste silencieux, du moins quelques temps. Je fixe la route, il commence à se faire tard. Ce n'est peut-être pas plus mal que je sois rentré directement chez moi, je vais pouvoir dormir un peu. Je suppose que ça ne peut pas me faire de mal. « Tu vis seul du coup ? » j'essaie de meubler, ça me stresse ce silence. On pourrait croire qu'on ait pleins de choses à se dire après toutes ses années et pourtant... Faut dire qu'Oskar ne m'aide pas vraiment à se la jouer porte de prison.


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Jeu 4 Juin 2015 - 15:38
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.Sa réponse m'étonne pas au début, mais quand il commence à parler de prostitution, là j'comprends moins. J'veux dire… Quand est-ce que j'ai prononcé le mot « pute » ou quelque chose chose qui s'en rapproche ? Il m'semble pas du tout avoir fait ça alors là, sérieusement, il s'accuse lui-même. J'arque un sourcil puis j'lui lance :

« C'est toi qui parle de pute, pas moi. »
J'ajoute : « J'ai juste parlé de te faire ramener chez toi dans de plus belles bagnoles. »

J'hausse les épaules, tout naturellement. S'il se sent con après ça, il pourra s'en prendre qu'à lui-même. J'ai même pas fait de sous-entendu. Il a du s'en inventer un, c'est clair. S'il s'emballe sur ce sujet, c'est pas ma faute, hein. J'me suis jamais posé la question de s'il baisait avec des mecs pour du pognon. J'dois même avouer que j'm'en branle complètement et que j'avais pas envie de savoir. Rien que l'idée qu'il puisse coucher avec ces gros dégueulasses ça me file la gerbe alors…
J'relève pas sur ce qu'il me dit. J'ai aucune envie de m'engager dans cette voie là, j'trouve ça trop crade, j'peux pas m'empêcher de revoir les gueules de ces vieux en manque dans ma tête et j'ai aucune envie que mon imagination m'amène plus loin, c'est trop malsain pour moi.
J'suis pas un sensible de base.
Mais là, faut croire que ouais.

Faut dire que parler de ça, ça m'a pas spécialement filé envie de tenter le moindre effort pour faire la conversation. Clairement là, c'est mort. J'me concentre sur la route et j'ferme ma gueule. Au moins, j'risque pas de lui faire croire que j'le prends pour je n'sais quoi encore.
J'ai pas ouvert la bouche jusqu'à ce que le rouquin me pose une question : est-ce que je vis seul ? Tss. Pourquoi faut parler de moi ? J'aime pas ça. Les questions engendrent les questions. Les gens ont ce don pour essayer de faire raconter leur vie aux autres. J'veux pas qu'on connaisse ma vie. Mais j'peux pas lui foutre un vent juste pour une simple question comme celle-là.

J'réponds juste : « Ouais. »

Rien de plus.
Y'a pas d'utilité à préciser quoi que ce soit.
J'préfère regarder la route que de risquer un regard de déprimé dans sa direction. M'renvoyer à mon éternelle solitude, c'est clairement pas la meilleure chose à faire pour me détendre. Je me mords l'intérieur de la joue un instant. Faire style de rien. P't'être dire quelque chose pour relancer une semblant de conversation. Mais quoi ? J'en sais rien. J'sais déjà où il vit, avec qui, c'qu'il fait dans la vie. Ça fait tellement longtemps qu'on s'est pas vus, qu'on a pas passé de temps ensemble que j'ai l'impression d'être à côté d'un inconnu.
On parle pas de tout et n'importe quoi avec un inconnu.

Je tapote le volant du bout des doigts. Le silence paraît durer une éternité. La route me semble longue soudainement. Quand on sait pas quoi dire alors qu'on cherche de quoi animer un instant, le temps paraît brusquement s'allonger. C'est cette horrible impression de se noyer sous des réflexions stupides qui mèneront jamais nulle part. Ça m'emmerde, j'abandonne.

J'tire une dernière taffe sur la clope que j'ai toujours dans la main gauche puis j'ouvre la vitre pour balancer le mégot à l'extérieur.  Putain, c'qu'on s'emmerde quand même. Ça m'désespère. J'suis pas capable de lui montrer que j'suis pas mécontent de passer un peu de temps avec lui. C'est vrai, ça me plaît d'être avec lui, j'te jure mais… J'sais pas l'exprimer, j'en suis bien incapable. J'connais plus vraiment les bases du comportement de l'être humain. Les conséquences du renfermement, tu vois ? C't'une excuse à la con, et pourtant j'sais pas passer au-dessus de ça. J'sais pas comment faire. Un jour p't'être que je m'en sortirais, mais j'en suis pas convaincu. J'ai pas beaucoup d'motivation, faut dire c'qui est.

« Tu fais quoi demain ? »

Ouais bah… On fait comme on peut, hein ! Faut s'dire que c'est mieux que rien et se contenter de ce qu'on a. Est-ce que son emploi du temps pour demain m'intéresse vraiment ? Mouais. J'veux dire… Ça m'apporte pas grand-chose de savoir ce qu'il va faire de sa journée mais bon, pourquoi pas. Ça m'donne l'occasion d'en savoir un peu plus sur l'individu qu'il est devenu depuis tout ce temps.

J'peux pas m'empêcher de soupirer de soulagement quand j'vois qu'on est pas loin de notre quartier. J'suis fatigué et j'ai juste envie de me poser. Puis comme j'sais pas faire la discussion non plus, j'dois bien dire que ça me soulage quand même un peu de savoir que j'vais bientôt me retrouver tout seul.
Même si la solitude me pèse, j'crois que bien que c'est la meilleure solution pour moi.
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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Dim 28 Juin 2015 - 21:11
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J’avoue que parfois j’peux vite m’emballer, surtout quand c’est à propos du taff. Parce que je sais très bien ce que pense la plupart des gens. S’ayez, je porte un short à paillettes, faut forcément que je fasse payer mes pipes. Faut peut-être pas déconner. J’ai jamais vendu mes services, même si j’en ai eu l’occasion. J’aime bien trop mon cul pour le vendre aussi facilement.

— Mouais, on va dire ça. Tu démarres ?

Forcément, monsieur se referme comme une huître. Quand je le vois comme ça, je ne peux pas m’empêcher de le comparer à une tortue. C’est le genre de gars, dès que tu le bouscules un peu trop, il retourne s’enfermer dans sa coquille, rangeant la tête, les pattes tout. Plus rien ne dépasse. C’est chiant. Parce que j’en suis arrivé à ne plus trop savoir quoi lui dire. C’est compliqué de faire des monologues passé un moment. Il me dit qu’il vit seul. Je m’en doutais un peu, mais bon, au moins j’aurai essayé de le faire parler un peu. Lui, n’a pas envie de m’en dire plus. C’est fou ce qu’il peut être bavard. Je l’observe un instant et j’me demande si ce n’est pas un agent du KGB. Genre c’est un espion russe et il refuse de me parler de peur de m’en dévoiler trop sur sa double identité. Un sourire se dessine sur mes lèvres à cet idée. J’vais vraiment très loin parfois, mais ça m’occupe. En tout cas, si ce n’est pas un agent russe, il pourrait très bien le devenir, il s’entraîne dur pour ça.

Au final, je n’ai plus tant envie de parler que ça. Faut dire que j’ai dû user les trois quart de mes sujets de conversation en une soirée. Je reste silencieux et je me concentre sur la route. Les trottoirs défilent sous mes yeux. C’est tellement calme. En réalité, on entend juste la voiture faire quelques petits bruits étranges, certainement du à la vieillesse de la voiture. Ça casse le silence au moins, ça ne peut pas faire de mal. J’hésite même à lui demander de s’arrêter pour finir la route à pieds. Il risque de ne pas vraiment comprendre si je lui demande de faire ça. Et j’avoue que c’est plutôt incompréhensible comme réaction. Je soupire. Sérieusement c’est n’importe quoi, moi qui étais content de le retrouver, j’risque vite de déchanter.

Je sursaute à moitié quand il ouvre de nouveau la bouche. Je ne m’attendais pas vraiment à sa question. Il est vraiment surprenant ce mec. Il ouvre pas la bouche de toute la soirée et quand il parle c’est pour me demander ce que je fais demain. Vraiment étrange. Je tourne la tête vers lui et hausse les épaules.

— J’en sais rien, j’ai appris à ne pas trop prévoir à l’avance.

Avec la famille que j’ai, vaux mieux savoir improviser, ça évite bien des problèmes. Puis au fil du temps, je m’y suis fait. Les cours, le travail, la famille, ça empêche souvent de s’ennuyer. Ma vie est plutôt mouvementé quand on y pense.

— J’vais certainement m’entraîner demain matin ? 



Mes yeux le scrutent un instant, alors qu’un sourire en coin se dessine sur mes lèvres. Je n’ai pas perdu l’envie de le taquiner, il ne faut pas croire.

— À moins que tu ne saches plus ce que c’est que de s’entraîner ?  


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MessageSujet: Re: Le hasard, toujours le hasard ▲ Liar Lun 31 Aoû 2015 - 0:01
So that you know what it's like to be livin' in hell. So that you know what it's like when redemption has failed.J'comprends sa façon de faire. Prévoir à l'avance c'est pas toujours l'idéal puisque le truc-même de la vie, c'est de jouer à l'imprévisible. Ouais, j'vois le genre. Enfin… Personnellement j'fonctionne pas vraiment comme ça puisque depuis bien longtemps maintenant, mes journées se ressemblent pas mal, j'laisse pas vraiment trop de place à l'imprévu. Après avoir rompu les liens avec tout le monde et m'être entièrement consacré au boulot pour amasser de l'argent et payer mes dettes, j'oublie un peu l'improvisation, tout est parfaitement réglé et… C'est emmerdant à mourir. Mais c'est comme ça. Et certainement que ça va rester comme ça. J'ai du mal à espérer que ça change. Le temps me paraît tellement long que j'ai l'impression que même en me débattant de toutes mes forces, j'vais crever dans les emmerdes, en me faisant chier comme un rat déjà mort depuis des lustres. Ma vie m'fait vaguement penser à ces rêves chiants où tu cours, tu cours, tu cours et puis t'avances pas. Le chemin s'allonge et toi tu restes sur place, peu importe combien tu te crèves à accélérer le pas. Et si tu t'arrêtes, tout s'écroule autour de toi.
Ouais, ma vie c'est un peu ça. Elle se résume plus qu'à courir pour que dalle sans jamais pouvoir m'arrêter pour souffler.

Je me passe une main sur le visage avant de la reposer sur le volant. Au fond j'crois bien que j'suis fatigué de toutes ces conneries. J'suis fatigué de devoir tout assumer. Moi aussi j'aimerais bien pouvoir compter sur quelqu'un au moins une fois. Ne pas avoir à tout gérer tout seul. Ne pas être seul comme un chien errant et puant dont personne ne veut prendre la charge.

Mais ma merde, c'est ma merde. Et j'me vois mal mêler quelqu'un à ça.
Ça serait un peu comme tirer une balle dans le genou de la personne qui veut m'aider.

Demain, Liam va s'entraîner. J'ai tourné la tête vers lui pour lui jeter un coup d'oeil, j'avais senti qu'il me regardait. Et j'l'ai vu sourire comme un con… Au moins c'est agréable, y'en a un qu'a le smile, c'est mieux que rien. Et il m'provoque juste après en m'demandant si j'ai oublié ce que c'est que l'entraînement.
J'hausse les épaules.

J'dis : « Ouais, probablement un peu. »
J'dis : « Mais j'suis sûr que j'te battrais quand même. »

J'm'essaye à un vague sourire, juste comme ça, pour pas être désagréable, pour lui montrer que moi aussi j'peux l'embêter un peu. J'ai pas pris le temps de m'entraîner depuis un bail, mais bon, j'suis sûr que ça me reviendrait très rapidement si je m'y mettais. Faut juste avoir le temps et l'énergie quoi, c'qui est pas vraiment gagné en fait. Maintenant que je bosse de nuit j'vais sûrement avoir le temps… L'énergie j'sais pas trop. Un jour p't'être que j'oserais lui demander si je peux me joindre à lui. Mais pas là, j'ai pas envie d'être dans ses pattes et de l'emmerder plus qu'autre chose en fait.
Nous sommes arrivés dans notre quartier, alors j'me suis garé juste devant chez lui et j'l'ai regardé un instant. J'aimerais bien lui dire que j'étais content de l'avoir revu, tout ça, mais… Ça me vient pas vraiment. J'ose pas trop. J'sais pas comment il comprendrait ça. Alors j'lui ai tapoté la cuisse sans trop réfléchir à mon geste.

« Allez, reine de la nuit, va pioncer maintenant. »

Roh ça va. J'sais que c'est un peu moqueur mais j'le dis pas méchamment. Moi aussi j'ai bien le droit de le taquiner un peu, non ?
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